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Mienten más que respiran.

Dicen que con el conde Borrell II Cataluña se independizó. Pero entonces no existía ni su nombre y hasta Alfonso II de Aragón se siguió utilizando como fecha en Barcelona el reinado del rey de turno francés. Mienten más que respiran.

Dicen que con el conde Borrell II Cataluña se independizó. Pero entonces no existía ni su nombre y hasta Alfonso II de Aragón se siguió utilizando como fecha en Barcelona el reinado del rey de turno francés. Mienten más que respiran.

El nacionalismo de los ricos

El investigador de la Universidad de Ginebra, Emmanuel Dalle Mulle, ha sido distinguido con el premio Latsis Universidad de Ginebra por su trabajo «El nacionalismo de los ricos. Discursos y estrategias de los partidos separatistas en Cataluña, Flandes, Italia del norte y Escocia». Este premio distingue su trabajo como la mejor aportación del año en dicha universidad.

Según Emmanuel, el nacionalismo de los ricos se caracteriza por un discurso basado en el victimismo fiscal. Los partidos nacionalistas de Flandes y de Italia del norte comparten con Cataluña la retórica política del bien conocido ¡España nos roba! Los tres rechazan así la solidaridad con el resto de las regiones de sus países respectivos. Comparten, además, la explicación determinista que dan a las diferencias socioeconómicas entre su región y las otras: si las suyas son más ricas que las otras se debe al espíritu emprendedor y a la ética de trabajo de sus ciudadanos. ¡Qué español no conoce las diferencias entre el catalán y el andaluz!
Este discurso simplista, concluye Emmanuel Dalle, tiene la ventaja innegable de presentar la independencia como una herramienta para luchar contra el paro, mejorar la calidad de los servicios públicos y asegurar la durabilidad de la seguridad social; temas que se encuentran entre las prioridades de los electores, más aún en tiempos de crisis económica.
Muchas gracias, Emmanuel Dalle Mulle, por explicar en Ginebra lo que España no ha sido capaz de explicar en Europa.
Encontrarán toda la información en el siguiente enlace (en francés).
https://www.jetdencre.ch/identite-developpement-economique-et-etat-providence-le-triangle-qui-explique-le-nationalisme-des-riches-en-europe

El nacionalismo de los ricos. Discursos y estrategias de los partidos separatistas en Cataluña, Flandes, Italia del norte y Escocia


Au cours des dernières décennies, plusieurs régions européennes ont connu la montée d’un discours nationaliste s’appuyant sur un argumentaire de victimisation fiscale. Pensons à la Catalogne, à la Flandre ou encore à l’Italie du Nord. Emmanuel Della Mulle, chercheur à l’IHEID de Genève, nous offre quelques repères historiques pour comprendre ce « nationalisme des régions riches » en Europe.

Il y a quelques semaines le Parlement de Catalogne a élu un nouveau président, Quim Torra, mettant ainsi fin à une impasse qui a duré près de six mois. Les vicissitudes politiques de la région ont récemment fait la une de l’actualité dans toute l’Europe du fait du référendum d’indépendance organisé le 1er octobre 2017 (et déclaré illégal par les autorités espagnoles), de la répression policière déployée par l’État le jour du vote et des procès qui ont été initiés contre les leaders du mouvement indépendantiste. La présence d’un discours nationaliste en Catalogne n’est toutefois pas une nouveauté. C’est une réalité historique qui date au moins de la moitié du 19e siècle.
Alors que la question catalane est aujourd’hui essentiellement devenue une question de « démocratie », liée notamment à l’affirmation du droit à l’autodétermination de la part des nationalistes catalans, il convient de rappeler l’importance d’un argumentaire de nature économique en faveur de l’indépendance qui a été construit au fil des dernières décennies par les partis catalanistes, ayant contribué de manière déterminante à leur succès. Cet argumentaire se résume dans l’idée que la Catalogne est fiscalement exploitée par l’État espagnol, car ce dernier en extrairait trop de ressources par rapport à ce qu’il réinvestit dans la communauté autonome. Un tel discours est caractéristique de ce qu’on pourrait appeler le « nationalisme des régions riches » et, comme nous le verrons plus loin, il s’agit d’un développement relativement récent dans l’histoire du nationalisme, remontant à la période se situant entre la fin des années septante et la fin des années quatre-vingt. On trouve une rhétorique politique similaire ailleurs en Europe, notamment en Flandre et en Italie du Nord.
À ce stade, le lecteur pourrait légitimement se poser la question suivante : pourquoi des régions relativement plus riches que la moyenne de l’État auquel elles appartiennent devraient-elles se plaindre d’une situation « d’exploitation fiscale » ?
Ce questionnement n’est pas anodin. Pendant longtemps, les milieux universitaires ont eu tendance à considérer le nationalisme des minorités comme un phénomène proliférant dans des périphéries moins développées et opprimées par des centres économiquement et politiquement plus forts. Dans les prévisions de la plupart des auteurs, notamment ceux liés à la théorie de la modernisation, ce nationalisme devrait naturellement disparaître à mesure que la modernisation économique irradie l’ensemble du territoire national, du centre à la périphérie.
Cela ne doit guère nous surprendre. En effet, la formation des États-nations en Europe occidentale a suivi un processus historique à travers lequel le pouvoir politique et économique a eu tendance à se concentrer dans certaines zones territoriales, notamment autour des régions capitales. Cela a été le cas en France, en Angleterre, au Portugal, aux Pays-Bas, en Italie et – dans une moindre mesure – en Allemagne et en Belgique, où l’Île-de-France, la région londonienne, Lisbonne, la Hollande, le Piémont, les territoires prussiens3 et la région bruxelloise ont joué un rôle central dans la formation des États respectifs.
Pour comprendre pourquoi les pouvoirs politique et économique tendent à converger autour de certaines zones territoriales, il faut considérer que, jusqu’au début du 20esiècle, la guerre a été le principal moyen de formation des États territoriaux. Or, la guerre requérait des ressources, et toujours plus au fur et à mesure que la compétition entre les États augmentait. Ainsi, comme suggéré par le politologue et historien Charles Tilly, à partir du 17e siècle : « l’échelle grandissante de la guerre au niveau continental et la formation du système européen des États à travers des interactions commerciales, militaires et diplomatiques favorisèrent au final, dans la conduite de la guerre, ces États qui purent déployer des grandes armées permanentes ; les États disposant d’une combinaison de larges populations rurales, de capitaux et d’économies relativement commercialisées prévalurent ».
Le processus qu’on vient de décrire ne s’applique néanmoins pas à tous les pays de l’Europe occidentale. En Espagne par exemple, ce modèle se vérifie seulement en partie. L’unification territoriale de l’Espagne a coïncidé avec le début de la domination économique de la Castille, mais ce processus précoce de construction de l’État (achevé déjà au début du 16e siècle) n’a pas coïncidé, comme ce fut le cas ailleurs dans le continent, avec un processus parallèle de construction de la nation. Quand, trois siècles plus tard, les autorités espagnoles ont tenté de le faire, le panorama économique avait beaucoup changé : alors que la Castille se trouvait dans une situation de déclin irréversible, la Catalogne et le Pays basque connaissaient un développement économique phénoménale. De plus, ce développement économique fut accompagné de la transformation d’une ancienne identité territoriale en une identité nationale moderne en compétition avec l’identité nationale promue par l’État. Même si dans ces deux cas on trouve déjà au début du 20e siècle des argumentaires économiques dénonçant un déséquilibre dans la répartition des dépenses et des revenus entre le centre et la périphérie, la rhétorique nationaliste de l’époque reposait essentiellement sur la défense de la langue et de la culture locales, ainsi que sur des demandes d’autonomie politique.
Ce qui se produit en Espagne, à savoir une modification des positions économiques de certaines régions à l’intérieur d’un État consolidé, on le retrouve dans les autres régions où des discours politiques assimilables « au nationalisme des régions riches » peuvent être observés. Dans les années soixante, la Flandre est passée d’être la région la plus pauvre de la Belgique à la plus riche. En Italie, le Nord a toujours dominé économiquement le Sud, mais ce développement économique était concentré autour des zones métropolitaines de Turin, Milan et Gênes. Après la Deuxième Guerre mondiale, les provinces du Centre-Nord (par exemple en Émilie-Romagne) et du Nord-Est (en particulier dans la Vénétie), ainsi que les zones rurales du Nord-Ouest (c’est-à-dire, celles en dehors du triangle Turin-Milan-Gênes) étaient caractérisées par un niveau de revenu par tête plus élevé qu’au Sud, mais sensiblement plus bas que dans les centres industriels urbains du Nord-Ouest. À partir des années soixante, ces provinces ont néanmoins connu un développement économique extraordinaire qui les a amenées à se placer, en deux décennies, parmi les régions les plus riches du pays. En Belgique comme en Italie, ces changements relatifs au pouvoir économique de certaines régions ont été accompagnés par une demande d’adaptation du système politique afin que celui-ci reconnaisse le nouveau poids acquis par les régions en question.
Deux autres éléments fondamentaux nous permettent de comprendre pourquoi ce nationalisme des régions riches s’est soudainement manifesté dans le dernier quart du 20e siècle : l’État-providence et la crise fiscale que la plupart des pays européens ont vécu à partir de la deuxième moitié des années septante. En substance, ce que les partis nationalistes dans ces régions dénoncent est un « excès de solidarité » avec le reste du pays imposé par le système de sécurité sociale. Cet excès de solidarité pénaliserait la compétitivité des régions les plus performantes et aurait des effets néfastes sur le niveau de vie de leur population. De plus, il irait de pair avec des situations de grave crise fiscale et un fonctionnement déficitaire des services publics et du système politique. Dans cette logique, l’autonomie fiscale ou l’indépendance des régions en question sont désignées comme les solutions pour corriger les dysfonctionnements de l’État-providence et, donc, améliorer le niveau de vie de la population.
L’État-providence est une création assez récente, qui remonte aux vingt-cinq/trente ans faisant suite à la Deuxième Guerre mondiale. Il a permis l’établissement de flux automatiques de redistribution de richesses à une échelle inconnue jusqu’alors. La plupart de ces flux sont interpersonnels. Autrement dit, ils ont lieu entre personnes riches et pauvres d’un même État, indépendamment du lieu où ces personnes habitent sur le territoire national. Toutefois, dans des situations de déséquilibre dans le niveau des revenus entre différentes zones d’un même pays, des flux fiscaux territoriaux entre résidents de régions avec un revenu par tête sensiblement plus élevé que la moyenne nationale et résidents de régions avec un revenu par tête considérablement en dessous de la moyenne sont générés.
De la même façon que les flux interpersonnels offrent un potentiel de contestation aux personnes contributrices nettes (potentiel souvent exploité par les partis libéraux ou conservateurs qui demandent une réduction des impôts), les flux interterritoriaux fournissent un potentiel de contestation dans les régions contributrices nettes. La raison pour laquelle cette contestation n’est pas apparue dans les premières décennies de la création de l’État-providence est que pendant ces années – « Les Trente Glorieuses » – la majorité du continent affichait des taux extraordinaires de croissance économique. Une telle prospérité permettait d’augmenter l’éventail et le niveau des services publics sans accroitre sensiblement les impôts pour autant. Dans ce contexte, « la richesse privée et la générosité publique pouvaient aller main dans la main »7.
Dès la moitié des années septante, toutefois, les Trente Glorieuses s’achevaient et commençait une période que le politologue Paul Pierson a appelée « l’âge de l’austérité permanente »8, c’est-à-dire, une époque où les taux de croissance significativement plus bas ont rendu les coûts et l’efficacité de l’État-providence beaucoup plus problématiques. Confrontés à des crises fiscales d’envergure, les États européens ont dû souvent augmenter la taxation ; le déficit public et la dette ont explosé. Dans ce contexte, les flux automatiques de redistribution qui étaient restés « invisibles » jusqu’à ce moment sont soudain devenus apparents9.
Toutefois, comme les flux contestés par les partis nationalistes en Catalogne, en Flandre et en Italie du Nord ne sont pas des flux interpersonnels, mais des flux interterritoriaux, les dynamiques économiques décrites dans les précédents paragraphes ne peuvent que partiellement expliquer l’origine et l’efficacité du discours de ces partis. Après tout, des flux interterritoriaux sont à l’œuvre à l’intérieur de n’importe quelle unité territoriale (même si, selon la distribution du revenu, leur envergure peut changer d’un cas à l’autre). La question n’est donc pas seulement de déterminer si les flux existent et dans quelle mesure, mais aussi quelles sont les unités territoriales pertinentes. C’est ici que l’identité joue un rôle critique. De nombreux auteurs ont montré le lien entre identité et solidarité. D’un côté, les États ont ouvertement utilisé l’État-providence en tant qu’outil de construction de la nation. De l’autre, plusieurs enquêtes d’opinion montrent que partager la même identité (notamment la même identité nationale) est souvent considéré par les citoyens de différents pays européens comme un critère important pour déterminer qui devrait avoir accès ou non à la sécurité sociale (ce qui amène souvent à l’exclusion des étrangers). De la même manière, la présence d’un clivage identitaire à l’intérieur d’un pays peut menacer la légitimité du système de redistribution dans des régions dont l’identité nationale diffère de celle promue par l’État.

Bien que la dimension identitaire soit toujours présente en arrière-plan, les partis nationalistes en Catalogne, en Flandre et en Italie du Nord ont néanmoins évité d’employer des argumentaires de rejet de solidarité avec le reste du pays sur la base de considérations purement identitaires. Cela est sans doute dû au fait que dans ces régions les identités duales (catalane et espagnole, flamande et belge, italienne et nord italienne) sont très répandues et, donc, un discours strictement identitaire ne leur serait pas favorable. Ces partis ont ainsi plutôt eu tendance à mobiliser des arguments de nature morale liés au consensus social sous-jacent à l’État-providence. En effet, l’État-providence n’a jamais impliqué une forme de soutien social inconditionnel. Au contraire, on peut l’envisager comme une sorte de double jeu de confiance : d’un côté, entre les contributeurs et les bénéficiaires ; de l’autre, entre les citoyens et l’État, auquel les premiers délèguent l’organisation et la coordination du système. Comme tout système basé sur la confiance, sa légitimité diminue si les contributeurs ont l’impression que les bénéficiaires abusent du système et/ou que l’État n’accomplit pas ses tâches de manière efficace.
Très exactement, l’argumentaire de ces partis nationalistes a plutôt été articulé autour de trois critères largement évoqués par l’opinion publique européenne pour déterminer les catégories sociales qui peuvent légitimement avoir accès à l’aide sociale. Il s’agit des critères du contrôle, de la réciprocité et de l’attitude. Contrôle signifie que si le bénéficiaire est vu comme étant « responsable », au moins en partie, de sa situation de besoin, son droit au soutien est considéré comme moins légitime ; réciprocité renvoie à un principe d’assurance, c’est-à-dire que le bénéficiaire devrait recevoir, dans une certaine mesure, de façon proportionnelle aux contributions qu’il a réalisées par le passé ; attitude se réfère à l’attente que le bénéficiaire fasse un effort pour sortir de sa situation de besoin13.
Sur un plan concret, les partis nationalistes en Catalogne, en Flandre et en Italie du Nord ont rejeté la solidarité avec le reste du pays en affirmant que : les ressources investies dans les régions plus pauvres ne servent pas à financer un développement économique endogène, mais plutôt à approfondir la dépendance de ces régions vis-à-vis des subsides d’État et de la dépense publique plus généralement, à des fins clientélistes (ce qui touche aux critères de contrôle et d’attitude) ; et la région qu’ils représentent ne reçoit pas assez par rapport à ce qu’elle contribue (ce qui a trait au critère de réciprocité). De plus, on trouve chez ces trois partis nationalistes une forme de « déterminisme culturel » à l’heure d’expliquer les différences socioéconomiques entre leur région et les autres : le niveau de richesse comparativement plus élevé de celle-ci est attribué à l’esprit entrepreneurial et à l’éthique de travail de sa population. De manière plus ou moins explicite, ce type de discours suggère que si les autres régions adoptaient les mêmes valeurs, elles pourraient atteindre le même niveau de prospérité. Il va sans dire qu’il s’agit là d’un argumentaire qui explique un phénomène très complexe tel que le développement économique de manière simpliste, ignorant d’autres facteurs centraux comme la position géographique, la dotation infrastructurelle et des phénomènes de « dépendance au sentier ».
Ce type de discours nationaliste revêt un avantage indéniable pour ceux qui le mobilisent : il ajoute aux argumentaires plus traditionnels de nature culturelle et identitaire en faveur de l’autonomie et/ou de l’indépendance une motivation instrumentale rationnelle. De cette manière, l’indépendance n’est guère présentée comme un état qui doit être atteint pour des raisons de principe ou pour satisfaire des besoins immatériels, mais plutôt comme un outil pour faire croître l’emploi, améliorer la qualité et l’éventail des services publics et assurer la durabilité de la sécurité sociale – des thèmes qui se retrouvent souvent parmi les préoccupations prioritaires des électeurs. De même, il n’est point surprenant qu’un tel discours puisse être redoutablement efficace dans des contextes de crise économique, où les conflits liés à la redistribution des ressources deviennent beaucoup plus saillants.

Références:
1. Pour plus de détail sur cela voir Dalle Mulle. E. 2018. The Nationalism of the Rich: Discourses and Strategies of Separatist Parties in Catalonia, Flanders, Northern Italy and Scotland. London: Routledge.
2. Pour une panoramique exhaustive de ce débat voir Birch, A., 1989. Nationalism and National Integration. London: Unwin Hyman. Deux auteurs qui ont suivi le même schéma interprétatif tout en questionnant la théorie de la modernisation sont : Hechter, M., 1977[1975]. Internal Colonialism: The Celtic Fringe in British National Development, 1536-1966. Berkely: University of California Press ; Nairn, T., 2003[1977]. The Break-up of Britain. 3ème edition. Edinburgh: Common Ground; Gellner, E., 1964. Thought and Change. London: Weidenfeld and Nicolson, p. 168.
3. Dans le cas allemand toutefois, le déséquilibre entre le centre du pouvoir prussien autour de Berlin et son cœur économique dans les territoires non-adjacents de la Rhénanie et de la Westphalie a favorisé la création d’un système politique fédéral.
4. Tilly, C., 1990. Coercion, Capital and European States, AD 990-1990. Oxford: Basil Blackwell, p. 58. Sur la formation du système européen des États, voir aussi Bartolini, S., 2005. Restructuring Europe. Centre Formation, System Building and Political Structuring between the Nation State and the European Union. Oxford: Oxford University Press ; Elias, N., 1975. La dynamique de l’OccidentParis: Calmann-Lévy.
5. Pour un bon résumé du processus de création de l’Espagne, voir Linz, J., 1973. ‘Early State-Building and Late Peripheral Nationalism against the State. The case of Spain’. In: S.N. Eisenstadt and S. Rokkan, eds. Building States and Nations, Vol. 2. Beverly Hills: Sage Publication.
6. Culla, J. 2017. ‘Catalonia i el concert econòmic (un mite de la transició)’. L’Avenç, 434, 9–11.
7. Mishra, R., 1984. The Welfare State in Crisis. Social Thought and Social Change. Brighton: Wheatsheaf Books, p. 4. Voir aussi Heclo, H., 1981. ‘Toward a New Welfare State?’. In: P. Flora and A. Heidenheimer, eds. The Development of the Welfare States in Europe and America. New Brunswick: Transaction Books, p. 397 ; Offe, C., 1984. Contradictions of the Welfare State. London: Hutchinson, p. 194.
8. Pierson, P., 2001a. ‘Coping with Permanent Austerity: Welfare State Restructuring in Affluent Democracies’. In: P. Pierson, ed. The New Politics of the Welfare State. Oxford: Oxford University Press, 410–456.
9. Ferrera, M., 2005. The Boundaries of Welfare. European Integration and the New Spatial Politics of Social Protection. Oxford: Oxford University Press, pp. 107–111 ; Rosanvallon, P., 2015[1981]. La crise de l’Etat-Providence. Paris: Le Seuil, p. 55.
10. Esping-Andersen, G., 2004. ‘After the Gloden Age? Welfare State Dilemmas in a Global Economy’. In: G. Esping-Andersen, ed. Welfare States in Transition: National Adaptations in Global Economies. London: Sage, p. 27.
11. Van Oorschot, W., 2000. ‘Who Should Get What, and Why?’. Policy and Politics, 28 (1), 33-49; Van Oorschot, W., 2006. ‘Making the Difference in Social Europe: Deservingness Perceptions among Citizens of European Welfare States’. Journal of European Social Policy, 16 (1), 23-42.
12. McEwen, N. and Moreno, L., 2005. ‘Exploring the Territorial Politics of Welfare’. In: N. McEwen and L. Moreno, eds. The Territorial Politics of Welfare. London: Routledge, p. 6.
13. Voir Van Oorschot, 2000. op. cit.; Van Oorschot, 2006. op. cit.
14. La « dépendance au sentier » est une théorie selon laquelle certaines décisions institutionnelles historiques peuvent générer des dynamiques d’inertie qui limitent la capacité du système à changer radicalement le chemin institutionnel emprunté.

Cataluña antes de 1714

Cataluña antes de 1714 era un estado tan independiente, que en sus normas legislativas mencionaban que formaba parte de España y leal sumisión a su rey.

Cataluña abáns de 1714 ere un estat tan independén que a les seues normes legislatives mensionaben que formabe part de España y se sometíe al seu rey.

Cataluña antes de 1714 era un estado tan independiente, que en sus normas legislativas mencionaban que formaba parte de España y leal sumisión a su rey.

Cataluña era la región más patriota a España

Durante el siglo XIX, Cataluña era la región más patriota a España, cuando había una guerra los primeros voluntarios eran siempre catalanes.
* C. Cantú; Colección de historias y memorias contemporáneas: África en el siglo XIX, 1868

som a temps heroísmo catalán en Marruecos 1924

Durante el siglo XIX, Cataluña era la región más patriota a España, cuando había una guerra los primeros voluntarios eran siempre catalanes.  * C. Cantú; Colección de historias y memorias contemporáneas: África en el siglo XIX, 1868

mapa, 1672, Cataluña, España

Dicen por ahí que Cataluña fue conquistada por España en 1714. Pero en este mapa de 1672 consta que ya formaba parte de ella...

Dicen por ahí que Cataluña fue conquistada por España en 1714. Pero en este mapa de 1672 consta que ya formaba parte de ella

Atlas mayor, geographia blaviana

Atlas mayor, geographia blaviana, MDCLXXII

MDCLXXII


nación

Seguixc en més cosetes. Los catalibanes piensan que nación antiguamente significaba lo mismo que a partir del s.XIX y no es así. Nación indicaba donde uno nace (natio-nascere) o procedencia en el sentido de territorio o cultura, no implicando estado ni fronteras. O sea, tanto podía ser "nación" España como Cataluña o Cantabria.

nación cántabra

nación catalana

catalanes, vasallos, Pedro, rey, Aragón

Para alguien del siglo XIV que en el día autonómico de Cataluña enarbolen el Señal Real de Aragón como bandera propia solo le demostraría que son... 
* J. Yanguas y Miranda; Historia compendiada del Reino de Navarra, 1832

Para alguien del siglo XIV que en el día autonómico de Cataluña enarbolen el Señal Real de Aragón como bandera propia solo le demostraría que son...   * J. Yanguas y Miranda; Historia compendiada del Reino de Navarra, 1832

Cataluña, tierra de bandoleros

Catalanistas descalifican a Andalucía porque fue tierra de bandoleros. Cataluña también.

* R. Cardinale; El bandolero español entre la leyenda y la vida real, 2009

Catalanistas descalifican a Andalucía porque fue tierra de bandoleros. Cataluña también.  * R. Cardinale; El bandolero español entre la leyenda y la vida real, 2009

Yo soy de Andalucía y ya hace dos años que no voy

Yo soy de Andalucía y ya hace dos años que no voy, paso de viajar 60 años en el tiempo, y lo que es peor, oír alguna bestialidad y liarme a decirles las mil y una, soy consciente que estamos muy lejos de ellos pero me da igual, soy feliz en Cataluña, y no la cambio por nada, nos odian, es así.
Llibertat presos polítics, polítics a la presó són. @Catalana35

soy feliz en Cataluña



Marca Hispánica

Lo que les jode a los catalanistas es que se le llamara al territorio "Marca Hispánica" mucho antes que Cataluña.

Lo que les jode a los catalanistas es que se le llamara al territorio "Marca Hispánica" mucho antes que Cataluña.
V.v.a.a.: Historia Medieval: La dinámica política, 2005

Anales francos NO significa que Franco diese por el culo a Cataluña.

Pagi, territoria, conde, franca, hispano-goda, 


https://es.wikipedia.org/wiki/Annales_regni_Francorum



Los Annales regni Francorum, Anales reales francos o Anales del reino de los Francos, antiguamente conocidos como los Annales Laurissenses maiores y Reichsannalen en la historiografía alemana, son anales que cubren la historia de los primeros monarcas carolingios desde 741 hasta 829. Su composición supuso una rápida ascensión y consideración en la corte, dándoles un carácter marcadamente oficial. Los editores del siglo XIX asumieron que el texto existió en cinco versiones que datan de diferentes periodos a lo largo de la dinastía carolingia. En particular, una revisión de los anales se atribuye a Eginhardo (775–840), conocido posteriormente como Annales qui dicuntur Einhardi, aunque todavía se espera un argumento convincente de su autoría.

​Los anales son las fuentes más importantes de la historia política y militar del imperio de Carlomagno. Otros anales siguieron la misma pauta, a modo de continuaciones de la obra, como los Annales Bertiniani y los Anales de Fulda.


Kurze, Friedrich (ed.): Annales regni Francorum (741–829) qui dicuntur Annales Laurissenses maiores et Einhardi. Post editionem G. H. Pertzii (Scriptores rerum germanicarum in usum scholarum, 6), Hannover 1895. Loyn, H.R. and J. Percival (trs.). The Reign of Charlemagne. London, 1975. pp. 38–42. [AD 757, 788, 796 and 800] King, P.D. (tr.). Charlemagne: Translated Sources. Kendal, 1987. Selections available online: years 775-776, 808-810 and in the Revised Annals of the Kingdom of the Franks, years 782-4.

Pau Claris, traidor

Pau Claris, Presidente de la Generalitat, y traidor que entrega Cataluña al Rey francés, y sumerge a Cataluña en una Guerra desastrosa, falleció muy poco después de esta acción de Lesa Majestad. Por ello el nacionalismo le tiene como un gran héroe de la “nación” catalana.

Pau Claris

Pero lo que callan los nacionalistas es que Gaspar Sala, le dedica el sermón fúnebre por su muerte precisamente en castellano. En ese año, 1641, el Principado es una Provincia ocupada por Francia, y los partidarios de Claris habían desarrollado una durísima campaña de anticastellanismo.

El propio Gaspar Sala era un anticastellanista, pero veía como de lo más normal que un escrito tan importante fuera escrito en castellano, pues desde hacía ya mucho tiempo que el castellano era la lengua de prestigio en Cataluña. El discurso fúnebre de 1641, está dedicado al Cardenal Richelieu.


https://es.wikipedia.org/wiki/Pau_Claris


 
Panegirica alabanca del molt illustre y Reuerent Doctor Pau Claris, Canonge de la Santa Iglesia Cathedral de Vrgell, Deputat Eclesiastich del Principat de Cathalunya

LAS CORTES FRANQUISTAS

Aprobación de LAS CORTES FRANQUISTAS...SÍ, franquistas, de la Ley de 21 de julio de 1960, promulgando la Compilación del Derecho Civil Especial de CATALUÑA...

¿Que Franco no respetó los fueros catalanes? 

Aprobación de LAS CORTES FRANQUISTAS...SÍ, franquistas, de la Ley de 21 de julio de 1960, promulgando la Compilación del Derecho Civil Especial de CATALUÑA...  ¿Que Franco no respetó los fueros catalanes?

François Meylan , Géraldine

A continuación encontrarán la traducción de la interesante entrevista que el periodista suizo François Meylan le hizo a Géraldine C., una ciudadana francesa que vive y trabaja en Barcelona.

MI ENCUENTRO CON GÉRALDINE C.

"14 años en Cataluña"

Mi hijo salió de la escuela llorando y se arrojó a mis brazos. Tenía 6 años y fue en 2014. Le pregunté qué había pasado. Y él respondió:
- Mamá, ¿es cierto que tendremos que irnos de Cataluña?
- ¿Por qué estás diciendo eso, M?
- Eso es lo que me dijeron los niños de la clase. Si no quiero independencia, debería irme de Cataluña.
*
Esa es la Revolución de la Sonrisa ... Esa es la cara oculta de la Revolución de la Sonrisa que los separatistas no muestran al mundo. Ellos no lo muestran, no. Muchas quejas, mucha victimización, mucho teatro, mucho marketing y mucha propaganda con el arma de la mentira, mucha provocación, mucho poker y una gran falta de respeto hacia la humanidad.

Tuve la oportunidad de compartir este incidente con otras madres de la escuela, ellas tambien independentistas. Una de sus reacciones fue decirme que los niños son crueles, que no importa y que mi hijo tiene que defenderse. Y así es como piensan las personas, y así es como va el mundo. Dije que sí, que había cumplido mi papel de madre y le expliqué a mi hijo que, lamentablemente, tenía que fortalecerse para enfrentar un mundo donde a veces se valora la diversidad de opiniones y, a veces, no se respetan. Incluso podemos ser atacados por eso. Pero debes aprender a vivir con eso y saber cómo manejarlo. También le dije a esta madre que hice mi parte del trabajo educativo, pero ahora ella tenía que hacer lo mismo, el otro 50% de la educación, y que debería explicarle a su hijo que la diversidad de opiniones debe ser respetada y no puede conducir de ninguna manera a la exclusión, y mucho menos a la exclusión del lugar de nacimiento, y en este caso de un niño. Los niños expresan la educación que reciben en casa fuera de sus hogares. Si reciben una educación sólida, con valores y sentido crítico y libre albedrío, entonces tienen las armas para no ser tan influenciados por la sociedad.

François Meylan: Eres francesa, madre y ejecutiva en una multinacional. ¿Qué te trajo a Barcelona?

Géraldine C: Llegué a Cataluña en 2004. Cuando me preguntaron cómo aterricé aquí, antes de poder responder, la gente anticipa y cree que es porque estaba enamorada de un hombre o por el trabajo. Vine por amor, sí, pero no de un hombre, sino de Barcelona, ​​Cataluña y España. Había un aire de libertad, de bienestar, de poder ser uno mismo, sin juicio, de vida. Me gustó el ambiente, y el ambiente está hecho por personas. Cada vez que venía a trabajar a Barcelona, ​​me sentía como un pez en el agua. Era mi lugar, tenía que vivir aquí. Y fue así. Desde París, busqué trabajo, lo encontré, me mudé. Es tan simple como eso. Empecé mi nueva vida, donde debería haber nacido. Pero lo importante es que encontré mi lugar y fue aquí. Es un gran placer poder vivir donde uno  quiere y sentirse en armonía con su forma de ser y de ver la vida.

FM: ¿Ya se hablaba de separatismo hace 15 años?

GC: Un poco, pero no tanto. Escuchamos principalmente "Yo soy catalán, soy diferente de los españoles. Y a mí, como  francesa, me dijeron que "no lo podía entender" (uno de esos argumentos repetitivos y despectivos de los luchadores por la independencia) ... El separatismo ha aumentado a lo largo de los años. Te cuento mi experiencia.

Trabajé en una empresa francesa, ubicada cerca de Gerona. Rápidamente me di cuenta de que el catalán era el idioma más establecido en todos, así que me inscribí en clases de catalán. Soy una persona de idiomas, hablo inglés, japonés y español, por lo que el catalán para mí no representó ningún obstáculo en particular, porque además es un idioma que está entre el español y el francés. Además, después de vivir en Japón por un tiempo entre 1997 y 1998, me di cuenta de que la calidad del aprendizaje de un idioma está directamente relacionada con la forma en que absorbes la cultura y cómo te sientes. cómodo con ella.

Cuando comencé las clases de catalán, me encontré en la oficina con una actitud extraña de algunos colegas, que no querían escribir ningún documento en castellano. Debe haber sido en catalán, no iban a cambiar, y estábamos hablando de informes de reuniones, por ejemplo. Esta actitud ha complicado mi trabajo, al menos inicialmente, porque aún no dominaba el catalán y necesitaba compartir información con Francia. Sobre todo, no entendía cómo era posible que los hispanohablantes se negaran a escribir en español con un extranjero que hacía el esfuerzo de aprender el idioma nacional. No pude entender esta actitud cuando era importante comunicarse y trabajar juntos, ya que ellos mismos eran bilingües. Si hubiera usado esa actitud yo mismo, podría haberme impuesto el francés, ya que trabajaban en una empresa francesa que les dio trabajo y un salario.
Entonces, abandoné las clases de catalán. Al querer imponerme algo, obtuvieron el efecto contrario. Como ya dije, un idioma, quieres aprenderlo cuando su cultura te seduce. Y la cultura está hecha por personas. Si las personas se comportan de esta manera, no deseas hacer el esfuerzo de aprender o hablar su idioma.
Debe decirse que el separatismo está ampliamente instalado en pueblos, áreas del interior, lejos de las ciudades. En Barcelona, ​​no tanto, ni en Tarragona. Y los separatistas obtienen sus escaños de mayoría en el Parlamento de Cataluña mediante campañas de votación. Debemos saber que la mayoría social de Cataluña vota en contra de la independencia. Pero como hay una ley injusta de escaños que le da más peso a las campañas, es por eso que tienen mayoría en el Parlamento de Cataluña. Pero esto nunca lo reconocen. Les conviene hablar solo de asientos.

FM: Has sido testigo de la expansión del movimiento de independencia y en primera línea. ¿Cómo lo explicas?

GC: Lo explico muy fácilmente.
1. Algunos (el domo) tienen esta locura en la cabeza durante décadas. Por qué ? Personalmente, veo el ansia de poder, el ego sobredimensionado al igual que muchos políticos en el adoctrinamiento en general durante la infancia (Puigdemont ha sido independentista toda su vida), pero sobre todo el recuerdo de Franco transmitido de generación en generación, porque que se sienten muy cómodos en el papel de víctima. Puedes decirles todo el tiempo que el régimen de Franco ha terminado, que este argumento ya no es válido, pero siempre vuelven a él. Es un registro rayado.
2. Una base de 2 millones adoctrinados por mentiras construidas y pensadas que convencieron a las masas. Es muy fácil, juegan con las emociones, los recuerdos del franquismo, cultivan la victimización. Cultivar la victimización es exponencialmente más fácil que fomentar la responsabilidad individual. Ser una víctima no requiere ningún esfuerzo, ser responsable sí.
3. El tercer punto es que enfocaron su estrategia en el campo, una presa fácil de alimentar este sentimiento de separatismo. Las campañas están muy marcadas por el régimen de Franco y sus votos proporcionan más escaños que las ciudades. Un buen trato ...
4. En paralelo, han ganado más autonomía en los últimos 15 años. Por ejemplo, el sistema educativo está ahora en manos del gobierno regional 100% , es decir, en manos de los separatistas. Tal cual, ni más ni menos. Obviamente, hacen lo que quieren y tenemos muchas imágenes que lo demuestran. La educación capacita a las generaciones futuras, y es por eso que ahora hay una juventud muy independentista. A nivel del idioma, la Unión Europea (UE) establece que cuando se enseñen idiomas locales en las escuelas, el idioma nacional debe conservarse con un mínimo de 25% en el ámbito escolar. En Cataluña, esto no se respeta en absoluto y nadie está haciendo nada para restaurar esta directiva. El gobierno central ignora esto. En la escuela de mi hijo, tienen menos del 25% de español por semana. Y luego tenemos que escucharlos hablar sobre la opresión del español ... y lo venden de esa manera fuera de España en su propaganda victimista.
5. En segundo lugar, el gobierno central es muy laxo frente a la autonomía catalana. Cuando la autonomía no cumple con sus deberes, el gobierno central no dice nada. Imagina que eres una persona cuyo objetivo es romper España y que nadie te diga nada cuando pasas el semáforo en rojo, es una puerta abierta a todo. Y lo aprovecharon. El silencio del gobierno los ha fortalecido, y ahora que han llevado a cabo un golpe de estado, es muy complicado recuperar la situación. Los independentistas se pasan el semáforo en rojo y cuando el gobierno les pone una multa, lloran montando un escándalo y apelan a la opresión española. Los separatistas han tenido mucho tiempo para tejer su web, establecer su estrategia, establecer sus equipos de marketing y propaganda, organizarse en redes y aprovechar sus representaciones en el exterior para internacionalizar sus intereses regionales. Y esto fue ejecutado el año pasado.
Todo está pensado, todo está organizado, poniendo trampas para un gobierno más que torpe.

Mi experiencia con el separatismo ...

Después de mi debut en Gerona, pasaron los años y continué conociendo multitud de situaciones de este tipo, especialmente en el mundo educativo. Desde la guardería donde el maestro no pudo escribirme en español, hasta la escuela primaria donde solicitar la información en español requiere un proceso complejo de autorizaciones y procedimientos formales. También me ha pasado de tener que irme de un restaurante porque la carta estaba en catalán e inglés, y no en español. Me pareció que era una falta de respeto. También  sucede que no importa si te diriges a alguien en español, la gente siempre te responde en catalán. También ocurre que algunos amigos separatistas me pregunten por qué después de 14 años en España todavía no hablo catalán, y tengo que explicarles que sus colegas y algunos ambientes me han quitado las ganas de aprenderlo. Y si quieres ver una obra de teatro en español, no puedes hacerlo porque el sector ha impuesto el catalán, gradualmente a lo largo de los años, pero muy conscientemente. Cuando eso sucede, ¿quién ataca a quién? ¿Quién le impone a quién? ¿La pseudo víctima no se convierte en el verdugo? La revolución de las sonrisas dicen ellos.... Siempre se quejan del régimen de Franco y del daño que ha causado, no lo discuto, pero la ironía del destino ha convertido al catalán en un lenguaje impuesto como una dictadura.

Personalmente, no entiendo fronteras, ni geográficas ni humanas. Me siento francesa, también española y asiática, como una alma más en este planeta. No se debe construir una identidad perteneciente a un país, y una tarjeta de identidad no debería ser necesaria para saber quién es. Todos saben quiénes son gracias a lo que tiene en su corazón y en su alma. Nos construimos a nosotros mismos con la diversidad planetaria que nos enriquece, con experiencias, fracasos y victorias, aprendizaje y amor.

Francamente, cuando vine a España hace 14 años, no esperaba encontrar tal situación en 2017.

Hasta agosto de 2017, siempre escuché discursos separatistas como fuente de diversidad y opiniones diferentes. Quería entender qué estaba pasando aquí, viniendo del exterior. Lo que es diferente nos enriquece, no porque necesariamente vayamos a adoptar ese punto de vista, sino porque precisamente nos puede incluso confirmar y fortalecer nuestros propios argumentos. Durante 14 años escuché toda clase de argumentos independentistas: históricos, financieros, económicos, culturales, sociales, etc.  Cada persona tenía sus propios lemas y aveces todos repetían los mismos del tipo "España nos roba". A veces podía estar de acuerdo con la crítica del sistema, a veces no. Aunque a veces estoy de acuerdo, la diferencia entre un separatista y yo es que, para mí, estas razones no son suficientes para generar una secesión. Las razones de separación que provienen del pensamiento individualista, del pensamiento diferente, del sentimiento de superioridad, no corresponden al valor de la humanidad y son más bien actitudes de involución que de evolución.

El 6 y 7 de septiembre de 2017 fueron las fechas que marcaron un cambio en mi vida en España. Desde entonces, vivo en un malestar permanente, con altibajos marcada por los acontecimientos políticos de Puigdemont y su equipo de matones de la democracia, con la invasión del color amarillo en todas partes, ocupando espacios e instituciones públicas que deberían garantizar neutralidad y no posicionarse. Con el golpe al Estado e incluso al Estatut catalán en el Parlamento de Cataluña, me di cuenta de que habíamos pasado de las opinión a la acción, y esto, fuera del marco legal. Cuando los pensamientos extremistas pasan de la mera expresión de la idea a la acción, el problema ya es grave. Tomó forma de peligro real. Fue un asalto, una agresión contra los ciudadanos, con una frialdad monstruosa, anulando a la población y negando su existencia. El poder de unos pocos  impuesto a los ciudadanos aplastando a la gente, sin más. Esto se vive como una agresión personal, porque uno siente en el alma que le quitan los derechos universales.

Sin detallar todos los acontecimientos que siguieron en octubre, fue una imagen desastrosa la que dejó el 1 de octubre en la memoria, el gobierno cayó en la trampa urdida por los separatistas. Fue tan fácil provocar a Rajoy e ir directo a por él. La presa fue perfecta para ellos y encajó perfectamente en su estrategia. La cúpula de la independencia es un mecanismo maquiavélico que ha adoctrinado a personas durante años para obtener la cifra de 2 millones en la actualidad. Las usaban el 1 de octubre como escudo humano para recibir los golpes y mostrarlos al mundo en menos de 24 horas, y especialmente después de haber organizado a los mossos de escuadra - la policía autonómica - para que no obedecieran al estado de Derecho ¿Cómo pudo Rajoy no ver la trampa? No sé. Es inexplicable para mí. Era tan obvio lo que iba a suceder si él caía en esta trampa.

Luego vino el día de la declaración unilateral de independencia. Estaba en el aeropuerto de Barcelona en ese momento, esperando un vuelo a Madrid. Empecé a llorar y vi a otras personas que también comenzaban a llorar. Fue surrealista. Tenía imágenes de hace 14 años en mi cabeza y no podía reconocer Cataluña.

Unos días más tarde, fue el día de la huelga en Cataluña en respuesta a las cargas del 1 de octubre. Tengo una amiga que tiene un centro de belleza y los huelguistas independentistas  llenaron las cerraduras de todas las tiendas del barrio con pegamento, para que la gente no puediera abrir sus negocios. Aquí, no eres libre de pensar diferente a ellos. Si lo expresas, te miran mal, te intimidan y cualquier cosa puede pasar  dependiendo de quién tengas delante.Mi amiga fue a su tienda para abrir y quiso llamar a un técnico para reparar la cerradura, pero los huelguistas amenazaron con destruir su negocio denunciando y recriminando su posición de no independentista, y tuvo que irse a casa sin poder abrir. Mi amiga es una mujer de carácter fuerte que no tiene pelos en la lengua. Pero, ese día, no pudo decir nada, estaba asustada y lloraba. Esa es la Revolución de la sonrisa ... ¿quién está atacando a quién?

Finalmente, con tanta tensión, acordé con mi ex marido salir de Cataluña si veíamos que estos idiotas iban a imponer su dictadura a cualquier precio. Había querido tanto a Cataluña.

FM: ¿Tienes miedo por la comunidad extranjera que trabaja aquí?

GC: Extranjero, ¿te refieres a español? (Risas)
No temo una xenofobia expresada directamente a los extranjeros por el momento. Porque aquellos que los molestan antes que todos son los "españoles". Veo más odio hacia el español que hacia los extranjeros. Dicho esto, cuando fui a la alcaldía de mi ciudad para ver si mi nombre figura en el censo electoral para las próximas elecciones municipales, el funcionario que me atendió se puso rígido y me miró con desconfianza . Sabemos que hay malestar con la  idea de que un extranjero pueda votarr a nivel local y autonómico porque saben que el 90% de ellos no está a favor de romper con España. Tenemos una visión externa, desde la  distancia y objetiva y sabemos que esta situación es ridícula y alucinante. Ahora bien, si la independencia de Cataluña se lleve a cabo, creo que en pocos años, se convertiría en un país sectario, con una actitud altiva, que por su naturaleza  supremacista excluiría a los que no son catalanes. Lo habrían hecho con los españoles y ahora su naturaleza profunda sale a la luz y podría expresarse como "somos una cepa pura, somos  catalanes, somos, somos, somos ...". El lado más pobre y doloroso es su ego.

FM: ¿Cuál sería la solución de esta crisis para ti?

GC: Antes que nada, era urgente que Rajoy se fuera, quien no hizo más que aumentar y alimentar el odio de los separatistas hacia España durante sus dos mandatos. Eso está hecho.
Ahora se trata de encontrar un terreno de diálogo con los separatistas para apaciguar las tensiones, pero con una gran firmeza constitucional y la aplicación de la ley. En la ley, hay personas que viven aquí y no respetan eso, no está respetando a cada uno de nosotros, es violento. Es un camino difícil que, desde mi punto de vista, requiere grandes negociadores, fuertes, valientes, de alto nivel humano, inteligentes y, sobre todo, muy firmes. Los separatistas tienen mucho ganado en la autonomía de Cataluña, adquirieron derechos como la educación, fundamental, y será muy difícil que el Estado recupere esa competencia. Se pueden esperar nuevos períodos de rebelión y manifestaciones si el gobierno toma decisiones para la recentralización. Pero la Educación no puede dejarse en manos de personas destructivas. Es un suicidio para el futuro de una España unida. Lamento que los niños sean educados en el conflicto y en los valores del separatismo porque nunca será bueno para la humanidad, nunca. Y ellos son inocentes.

Por otro lado, se puede esperar el dialogar con ciertos líderes y llegar a acuerdos razonables y constitucionales. Si esto se hace, parte de los 2 millones también se calmará, y se mantendrá un número menor de radicales. Porque no podemos ignorar y no querer ver que hay 2 millones de personas que son carne de cañón de algunos incendiarios. Estos 2 millones * también deben ser escuchados, intentando comprender de sus quejas (hará falta psicología y corazón) y darles las respuestas, lo que no significa ceder, pero escuchar, buscar la manera de llegar a un acuerdo y apaciguamiento. Realmente necesitamos políticos talentosos para salir adelante. Debéis saber que la gente como Torra están dispuestos a todo, van a hacer cualquier cosa para conseguir lo que quieren, en realidad representan el 47% de la población votante e ignoran el 53% que no son separatistas. Es un atraco puro y duro. En Francia este circo no duraría ni 5 minutos. Pero aquí, la tarea no es fácil, y no hay nada ganado.

También a nivel internacional, me parece esencial restaurar la realidad de que España no es de la democracia venida a menos, sino todo lo contrario, y exponer el horror de las mentiras que los separatistas lograron vender fuera de la España, porque aquí no han tenido éxito. De la misma manera que se puede juzgar a una persona por difamación a otra, creo que el movimiento de independencia es culpable de difamación contra el gobierno español. Desde mi punto de vista, es un crimen y todos los responsables deben pagar por sus acciones.
Y ahora,hablando sobre la sociedad fracturada - porque lo está - famiilas enfadadas, amistades rotas, La gente tendra que hacer todo lo posible para recuperar estas relaciones. Aquí cada uno será responsable de sus asuntos, en un ambiente más tranquilo, espero. Aunque esto no es seguro, dado que Torra, es un pirómano y no cumple ninguno de sus roles como presidente de la Generalitat. Tampoco entiendo cómo no se toman medidas contra los funcionarios públicos que no respetan su deber y funciones. En Francia, eso tampoco pasaría. Es inadmisible. Si dependiera de mí, hoy estas personas estaría en la calle, fuera de la oficina y sin ninguna compensación económica.

Se necesitará inteligencia para desmantelar las mentiras y el corazón para apaciguar a la sociedad. Aquellos que luchan contra el nacionalismo y el odio no pueden bajar la guardia.

FM: Gracias Géraldine C.

* Cataluña tiene 7,5 millones de habitantes.


valencianos , Marca Hispánica

Muchos mozárabes (cristianos en territorio musulmán) emigraron al reino de León entre los siglos IX y XI. Es lógico suponer que valenciano...