El nacionalismo de los ricos

El investigador de la Universidad de Ginebra, Emmanuel Dalle Mulle, ha sido distinguido con el premio Latsis Universidad de Ginebra por su trabajo «El nacionalismo de los ricos. Discursos y estrategias de los partidos separatistas en Cataluña, Flandes, Italia del norte y Escocia». Este premio distingue su trabajo como la mejor aportación del año en dicha universidad.

Según Emmanuel, el nacionalismo de los ricos se caracteriza por un discurso basado en el victimismo fiscal. Los partidos nacionalistas de Flandes y de Italia del norte comparten con Cataluña la retórica política del bien conocido ¡España nos roba! Los tres rechazan así la solidaridad con el resto de las regiones de sus países respectivos. Comparten, además, la explicación determinista que dan a las diferencias socioeconómicas entre su región y las otras: si las suyas son más ricas que las otras se debe al espíritu emprendedor y a la ética de trabajo de sus ciudadanos. ¡Qué español no conoce las diferencias entre el catalán y el andaluz!
Este discurso simplista, concluye Emmanuel Dalle, tiene la ventaja innegable de presentar la independencia como una herramienta para luchar contra el paro, mejorar la calidad de los servicios públicos y asegurar la durabilidad de la seguridad social; temas que se encuentran entre las prioridades de los electores, más aún en tiempos de crisis económica.
Muchas gracias, Emmanuel Dalle Mulle, por explicar en Ginebra lo que España no ha sido capaz de explicar en Europa.
Encontrarán toda la información en el siguiente enlace (en francés).
https://www.jetdencre.ch/identite-developpement-economique-et-etat-providence-le-triangle-qui-explique-le-nationalisme-des-riches-en-europe

El nacionalismo de los ricos. Discursos y estrategias de los partidos separatistas en Cataluña, Flandes, Italia del norte y Escocia


Au cours des dernières décennies, plusieurs régions européennes ont connu la montée d’un discours nationaliste s’appuyant sur un argumentaire de victimisation fiscale. Pensons à la Catalogne, à la Flandre ou encore à l’Italie du Nord. Emmanuel Della Mulle, chercheur à l’IHEID de Genève, nous offre quelques repères historiques pour comprendre ce « nationalisme des régions riches » en Europe.

Il y a quelques semaines le Parlement de Catalogne a élu un nouveau président, Quim Torra, mettant ainsi fin à une impasse qui a duré près de six mois. Les vicissitudes politiques de la région ont récemment fait la une de l’actualité dans toute l’Europe du fait du référendum d’indépendance organisé le 1er octobre 2017 (et déclaré illégal par les autorités espagnoles), de la répression policière déployée par l’État le jour du vote et des procès qui ont été initiés contre les leaders du mouvement indépendantiste. La présence d’un discours nationaliste en Catalogne n’est toutefois pas une nouveauté. C’est une réalité historique qui date au moins de la moitié du 19e siècle.
Alors que la question catalane est aujourd’hui essentiellement devenue une question de « démocratie », liée notamment à l’affirmation du droit à l’autodétermination de la part des nationalistes catalans, il convient de rappeler l’importance d’un argumentaire de nature économique en faveur de l’indépendance qui a été construit au fil des dernières décennies par les partis catalanistes, ayant contribué de manière déterminante à leur succès. Cet argumentaire se résume dans l’idée que la Catalogne est fiscalement exploitée par l’État espagnol, car ce dernier en extrairait trop de ressources par rapport à ce qu’il réinvestit dans la communauté autonome. Un tel discours est caractéristique de ce qu’on pourrait appeler le « nationalisme des régions riches » et, comme nous le verrons plus loin, il s’agit d’un développement relativement récent dans l’histoire du nationalisme, remontant à la période se situant entre la fin des années septante et la fin des années quatre-vingt. On trouve une rhétorique politique similaire ailleurs en Europe, notamment en Flandre et en Italie du Nord.
À ce stade, le lecteur pourrait légitimement se poser la question suivante : pourquoi des régions relativement plus riches que la moyenne de l’État auquel elles appartiennent devraient-elles se plaindre d’une situation « d’exploitation fiscale » ?
Ce questionnement n’est pas anodin. Pendant longtemps, les milieux universitaires ont eu tendance à considérer le nationalisme des minorités comme un phénomène proliférant dans des périphéries moins développées et opprimées par des centres économiquement et politiquement plus forts. Dans les prévisions de la plupart des auteurs, notamment ceux liés à la théorie de la modernisation, ce nationalisme devrait naturellement disparaître à mesure que la modernisation économique irradie l’ensemble du territoire national, du centre à la périphérie.
Cela ne doit guère nous surprendre. En effet, la formation des États-nations en Europe occidentale a suivi un processus historique à travers lequel le pouvoir politique et économique a eu tendance à se concentrer dans certaines zones territoriales, notamment autour des régions capitales. Cela a été le cas en France, en Angleterre, au Portugal, aux Pays-Bas, en Italie et – dans une moindre mesure – en Allemagne et en Belgique, où l’Île-de-France, la région londonienne, Lisbonne, la Hollande, le Piémont, les territoires prussiens3 et la région bruxelloise ont joué un rôle central dans la formation des États respectifs.
Pour comprendre pourquoi les pouvoirs politique et économique tendent à converger autour de certaines zones territoriales, il faut considérer que, jusqu’au début du 20esiècle, la guerre a été le principal moyen de formation des États territoriaux. Or, la guerre requérait des ressources, et toujours plus au fur et à mesure que la compétition entre les États augmentait. Ainsi, comme suggéré par le politologue et historien Charles Tilly, à partir du 17e siècle : « l’échelle grandissante de la guerre au niveau continental et la formation du système européen des États à travers des interactions commerciales, militaires et diplomatiques favorisèrent au final, dans la conduite de la guerre, ces États qui purent déployer des grandes armées permanentes ; les États disposant d’une combinaison de larges populations rurales, de capitaux et d’économies relativement commercialisées prévalurent ».
Le processus qu’on vient de décrire ne s’applique néanmoins pas à tous les pays de l’Europe occidentale. En Espagne par exemple, ce modèle se vérifie seulement en partie. L’unification territoriale de l’Espagne a coïncidé avec le début de la domination économique de la Castille, mais ce processus précoce de construction de l’État (achevé déjà au début du 16e siècle) n’a pas coïncidé, comme ce fut le cas ailleurs dans le continent, avec un processus parallèle de construction de la nation. Quand, trois siècles plus tard, les autorités espagnoles ont tenté de le faire, le panorama économique avait beaucoup changé : alors que la Castille se trouvait dans une situation de déclin irréversible, la Catalogne et le Pays basque connaissaient un développement économique phénoménale. De plus, ce développement économique fut accompagné de la transformation d’une ancienne identité territoriale en une identité nationale moderne en compétition avec l’identité nationale promue par l’État. Même si dans ces deux cas on trouve déjà au début du 20e siècle des argumentaires économiques dénonçant un déséquilibre dans la répartition des dépenses et des revenus entre le centre et la périphérie, la rhétorique nationaliste de l’époque reposait essentiellement sur la défense de la langue et de la culture locales, ainsi que sur des demandes d’autonomie politique.
Ce qui se produit en Espagne, à savoir une modification des positions économiques de certaines régions à l’intérieur d’un État consolidé, on le retrouve dans les autres régions où des discours politiques assimilables « au nationalisme des régions riches » peuvent être observés. Dans les années soixante, la Flandre est passée d’être la région la plus pauvre de la Belgique à la plus riche. En Italie, le Nord a toujours dominé économiquement le Sud, mais ce développement économique était concentré autour des zones métropolitaines de Turin, Milan et Gênes. Après la Deuxième Guerre mondiale, les provinces du Centre-Nord (par exemple en Émilie-Romagne) et du Nord-Est (en particulier dans la Vénétie), ainsi que les zones rurales du Nord-Ouest (c’est-à-dire, celles en dehors du triangle Turin-Milan-Gênes) étaient caractérisées par un niveau de revenu par tête plus élevé qu’au Sud, mais sensiblement plus bas que dans les centres industriels urbains du Nord-Ouest. À partir des années soixante, ces provinces ont néanmoins connu un développement économique extraordinaire qui les a amenées à se placer, en deux décennies, parmi les régions les plus riches du pays. En Belgique comme en Italie, ces changements relatifs au pouvoir économique de certaines régions ont été accompagnés par une demande d’adaptation du système politique afin que celui-ci reconnaisse le nouveau poids acquis par les régions en question.
Deux autres éléments fondamentaux nous permettent de comprendre pourquoi ce nationalisme des régions riches s’est soudainement manifesté dans le dernier quart du 20e siècle : l’État-providence et la crise fiscale que la plupart des pays européens ont vécu à partir de la deuxième moitié des années septante. En substance, ce que les partis nationalistes dans ces régions dénoncent est un « excès de solidarité » avec le reste du pays imposé par le système de sécurité sociale. Cet excès de solidarité pénaliserait la compétitivité des régions les plus performantes et aurait des effets néfastes sur le niveau de vie de leur population. De plus, il irait de pair avec des situations de grave crise fiscale et un fonctionnement déficitaire des services publics et du système politique. Dans cette logique, l’autonomie fiscale ou l’indépendance des régions en question sont désignées comme les solutions pour corriger les dysfonctionnements de l’État-providence et, donc, améliorer le niveau de vie de la population.
L’État-providence est une création assez récente, qui remonte aux vingt-cinq/trente ans faisant suite à la Deuxième Guerre mondiale. Il a permis l’établissement de flux automatiques de redistribution de richesses à une échelle inconnue jusqu’alors. La plupart de ces flux sont interpersonnels. Autrement dit, ils ont lieu entre personnes riches et pauvres d’un même État, indépendamment du lieu où ces personnes habitent sur le territoire national. Toutefois, dans des situations de déséquilibre dans le niveau des revenus entre différentes zones d’un même pays, des flux fiscaux territoriaux entre résidents de régions avec un revenu par tête sensiblement plus élevé que la moyenne nationale et résidents de régions avec un revenu par tête considérablement en dessous de la moyenne sont générés.
De la même façon que les flux interpersonnels offrent un potentiel de contestation aux personnes contributrices nettes (potentiel souvent exploité par les partis libéraux ou conservateurs qui demandent une réduction des impôts), les flux interterritoriaux fournissent un potentiel de contestation dans les régions contributrices nettes. La raison pour laquelle cette contestation n’est pas apparue dans les premières décennies de la création de l’État-providence est que pendant ces années – « Les Trente Glorieuses » – la majorité du continent affichait des taux extraordinaires de croissance économique. Une telle prospérité permettait d’augmenter l’éventail et le niveau des services publics sans accroitre sensiblement les impôts pour autant. Dans ce contexte, « la richesse privée et la générosité publique pouvaient aller main dans la main »7.
Dès la moitié des années septante, toutefois, les Trente Glorieuses s’achevaient et commençait une période que le politologue Paul Pierson a appelée « l’âge de l’austérité permanente »8, c’est-à-dire, une époque où les taux de croissance significativement plus bas ont rendu les coûts et l’efficacité de l’État-providence beaucoup plus problématiques. Confrontés à des crises fiscales d’envergure, les États européens ont dû souvent augmenter la taxation ; le déficit public et la dette ont explosé. Dans ce contexte, les flux automatiques de redistribution qui étaient restés « invisibles » jusqu’à ce moment sont soudain devenus apparents9.
Toutefois, comme les flux contestés par les partis nationalistes en Catalogne, en Flandre et en Italie du Nord ne sont pas des flux interpersonnels, mais des flux interterritoriaux, les dynamiques économiques décrites dans les précédents paragraphes ne peuvent que partiellement expliquer l’origine et l’efficacité du discours de ces partis. Après tout, des flux interterritoriaux sont à l’œuvre à l’intérieur de n’importe quelle unité territoriale (même si, selon la distribution du revenu, leur envergure peut changer d’un cas à l’autre). La question n’est donc pas seulement de déterminer si les flux existent et dans quelle mesure, mais aussi quelles sont les unités territoriales pertinentes. C’est ici que l’identité joue un rôle critique. De nombreux auteurs ont montré le lien entre identité et solidarité. D’un côté, les États ont ouvertement utilisé l’État-providence en tant qu’outil de construction de la nation. De l’autre, plusieurs enquêtes d’opinion montrent que partager la même identité (notamment la même identité nationale) est souvent considéré par les citoyens de différents pays européens comme un critère important pour déterminer qui devrait avoir accès ou non à la sécurité sociale (ce qui amène souvent à l’exclusion des étrangers). De la même manière, la présence d’un clivage identitaire à l’intérieur d’un pays peut menacer la légitimité du système de redistribution dans des régions dont l’identité nationale diffère de celle promue par l’État.

Bien que la dimension identitaire soit toujours présente en arrière-plan, les partis nationalistes en Catalogne, en Flandre et en Italie du Nord ont néanmoins évité d’employer des argumentaires de rejet de solidarité avec le reste du pays sur la base de considérations purement identitaires. Cela est sans doute dû au fait que dans ces régions les identités duales (catalane et espagnole, flamande et belge, italienne et nord italienne) sont très répandues et, donc, un discours strictement identitaire ne leur serait pas favorable. Ces partis ont ainsi plutôt eu tendance à mobiliser des arguments de nature morale liés au consensus social sous-jacent à l’État-providence. En effet, l’État-providence n’a jamais impliqué une forme de soutien social inconditionnel. Au contraire, on peut l’envisager comme une sorte de double jeu de confiance : d’un côté, entre les contributeurs et les bénéficiaires ; de l’autre, entre les citoyens et l’État, auquel les premiers délèguent l’organisation et la coordination du système. Comme tout système basé sur la confiance, sa légitimité diminue si les contributeurs ont l’impression que les bénéficiaires abusent du système et/ou que l’État n’accomplit pas ses tâches de manière efficace.
Très exactement, l’argumentaire de ces partis nationalistes a plutôt été articulé autour de trois critères largement évoqués par l’opinion publique européenne pour déterminer les catégories sociales qui peuvent légitimement avoir accès à l’aide sociale. Il s’agit des critères du contrôle, de la réciprocité et de l’attitude. Contrôle signifie que si le bénéficiaire est vu comme étant « responsable », au moins en partie, de sa situation de besoin, son droit au soutien est considéré comme moins légitime ; réciprocité renvoie à un principe d’assurance, c’est-à-dire que le bénéficiaire devrait recevoir, dans une certaine mesure, de façon proportionnelle aux contributions qu’il a réalisées par le passé ; attitude se réfère à l’attente que le bénéficiaire fasse un effort pour sortir de sa situation de besoin13.
Sur un plan concret, les partis nationalistes en Catalogne, en Flandre et en Italie du Nord ont rejeté la solidarité avec le reste du pays en affirmant que : les ressources investies dans les régions plus pauvres ne servent pas à financer un développement économique endogène, mais plutôt à approfondir la dépendance de ces régions vis-à-vis des subsides d’État et de la dépense publique plus généralement, à des fins clientélistes (ce qui touche aux critères de contrôle et d’attitude) ; et la région qu’ils représentent ne reçoit pas assez par rapport à ce qu’elle contribue (ce qui a trait au critère de réciprocité). De plus, on trouve chez ces trois partis nationalistes une forme de « déterminisme culturel » à l’heure d’expliquer les différences socioéconomiques entre leur région et les autres : le niveau de richesse comparativement plus élevé de celle-ci est attribué à l’esprit entrepreneurial et à l’éthique de travail de sa population. De manière plus ou moins explicite, ce type de discours suggère que si les autres régions adoptaient les mêmes valeurs, elles pourraient atteindre le même niveau de prospérité. Il va sans dire qu’il s’agit là d’un argumentaire qui explique un phénomène très complexe tel que le développement économique de manière simpliste, ignorant d’autres facteurs centraux comme la position géographique, la dotation infrastructurelle et des phénomènes de « dépendance au sentier ».
Ce type de discours nationaliste revêt un avantage indéniable pour ceux qui le mobilisent : il ajoute aux argumentaires plus traditionnels de nature culturelle et identitaire en faveur de l’autonomie et/ou de l’indépendance une motivation instrumentale rationnelle. De cette manière, l’indépendance n’est guère présentée comme un état qui doit être atteint pour des raisons de principe ou pour satisfaire des besoins immatériels, mais plutôt comme un outil pour faire croître l’emploi, améliorer la qualité et l’éventail des services publics et assurer la durabilité de la sécurité sociale – des thèmes qui se retrouvent souvent parmi les préoccupations prioritaires des électeurs. De même, il n’est point surprenant qu’un tel discours puisse être redoutablement efficace dans des contextes de crise économique, où les conflits liés à la redistribution des ressources deviennent beaucoup plus saillants.

Références:
1. Pour plus de détail sur cela voir Dalle Mulle. E. 2018. The Nationalism of the Rich: Discourses and Strategies of Separatist Parties in Catalonia, Flanders, Northern Italy and Scotland. London: Routledge.
2. Pour une panoramique exhaustive de ce débat voir Birch, A., 1989. Nationalism and National Integration. London: Unwin Hyman. Deux auteurs qui ont suivi le même schéma interprétatif tout en questionnant la théorie de la modernisation sont : Hechter, M., 1977[1975]. Internal Colonialism: The Celtic Fringe in British National Development, 1536-1966. Berkely: University of California Press ; Nairn, T., 2003[1977]. The Break-up of Britain. 3ème edition. Edinburgh: Common Ground; Gellner, E., 1964. Thought and Change. London: Weidenfeld and Nicolson, p. 168.
3. Dans le cas allemand toutefois, le déséquilibre entre le centre du pouvoir prussien autour de Berlin et son cœur économique dans les territoires non-adjacents de la Rhénanie et de la Westphalie a favorisé la création d’un système politique fédéral.
4. Tilly, C., 1990. Coercion, Capital and European States, AD 990-1990. Oxford: Basil Blackwell, p. 58. Sur la formation du système européen des États, voir aussi Bartolini, S., 2005. Restructuring Europe. Centre Formation, System Building and Political Structuring between the Nation State and the European Union. Oxford: Oxford University Press ; Elias, N., 1975. La dynamique de l’OccidentParis: Calmann-Lévy.
5. Pour un bon résumé du processus de création de l’Espagne, voir Linz, J., 1973. ‘Early State-Building and Late Peripheral Nationalism against the State. The case of Spain’. In: S.N. Eisenstadt and S. Rokkan, eds. Building States and Nations, Vol. 2. Beverly Hills: Sage Publication.
6. Culla, J. 2017. ‘Catalonia i el concert econòmic (un mite de la transició)’. L’Avenç, 434, 9–11.
7. Mishra, R., 1984. The Welfare State in Crisis. Social Thought and Social Change. Brighton: Wheatsheaf Books, p. 4. Voir aussi Heclo, H., 1981. ‘Toward a New Welfare State?’. In: P. Flora and A. Heidenheimer, eds. The Development of the Welfare States in Europe and America. New Brunswick: Transaction Books, p. 397 ; Offe, C., 1984. Contradictions of the Welfare State. London: Hutchinson, p. 194.
8. Pierson, P., 2001a. ‘Coping with Permanent Austerity: Welfare State Restructuring in Affluent Democracies’. In: P. Pierson, ed. The New Politics of the Welfare State. Oxford: Oxford University Press, 410–456.
9. Ferrera, M., 2005. The Boundaries of Welfare. European Integration and the New Spatial Politics of Social Protection. Oxford: Oxford University Press, pp. 107–111 ; Rosanvallon, P., 2015[1981]. La crise de l’Etat-Providence. Paris: Le Seuil, p. 55.
10. Esping-Andersen, G., 2004. ‘After the Gloden Age? Welfare State Dilemmas in a Global Economy’. In: G. Esping-Andersen, ed. Welfare States in Transition: National Adaptations in Global Economies. London: Sage, p. 27.
11. Van Oorschot, W., 2000. ‘Who Should Get What, and Why?’. Policy and Politics, 28 (1), 33-49; Van Oorschot, W., 2006. ‘Making the Difference in Social Europe: Deservingness Perceptions among Citizens of European Welfare States’. Journal of European Social Policy, 16 (1), 23-42.
12. McEwen, N. and Moreno, L., 2005. ‘Exploring the Territorial Politics of Welfare’. In: N. McEwen and L. Moreno, eds. The Territorial Politics of Welfare. London: Routledge, p. 6.
13. Voir Van Oorschot, 2000. op. cit.; Van Oorschot, 2006. op. cit.
14. La « dépendance au sentier » est une théorie selon laquelle certaines décisions institutionnelles historiques peuvent générer des dynamiques d’inertie qui limitent la capacité du système à changer radicalement le chemin institutionnel emprunté.

Cataluña antes de 1714

Cataluña antes de 1714 era un estado tan independiente, que en sus normas legislativas mencionaban que formaba parte de España y leal sumisión a su rey.

Cataluña abáns de 1714 ere un estat tan independén que a les seues normes legislatives mensionaben que formabe part de España y se sometíe al seu rey.

Cataluña antes de 1714 era un estado tan independiente, que en sus normas legislativas mencionaban que formaba parte de España y leal sumisión a su rey.

país valenciano

Los catalanistas se agarran a cualquier mención o anécdota irrelevante para sostener sus gilipolleces, por ejemplo para dar validez al término "país valenciano" recurren a una de las pocas veces que alguien llama al territorio valenciano así (como también consta "país murciano" o "país asturiano") Pero obvian que la denominación oficial y tradicional durante siglos es Reino de Valencia.


país murciano

término "país valenciano"


Franco condenó en 1959 al padre de Jordi Pujol



https://mediterraneodigital.com/historia/historia-1/franco-condeno-en-1959-al-padre-de-jordi-pujol-por-robar-dinero-en-suiza.html



padre de Jordi Pujol



Franco condenó en 1959 al padre de Jordi Pujol por robar dinero en Suiza Parece que la "pequeña herencia" que escondió Jordi Pujol durante décadas en el extranjero para evadir al Fisco español, no fue lo único que el expresident de la Generalitat de Cataluña heredó de su padre. 



Florenci Pujol Brugat ya fue condenado en 1959 por el Gobierno de Franco por tener dinero escondido en Suiza


Según documentación histórica a la que ha tenido acceso la redacción editorial de MEDITERRÁNEO DIGITAL, el Boletín Oficial del Estado (BOE) de la época recoge un extenso listado con 872 personas condenadas por el Tribunal de Delitos Monetarios, entre las que figura el pare de Jordi Pujol, acaudalado banquero catalán. Junto a Pujol Brugat también aparecía el judío David Tennenbaum, por aquel entonces, su socio en el negocio de bolsa y cambio de divisas. "Florenci Pujol era conocido como el 'Pujolet de la Borsa'. Junto a su socio Moisés David Tennembaum, en la década de 1950 se dedicaba a la compraventa de divisas, algo mal visto por las autoridades franquistas, que aún seguían optando por la autarquía; aún no habían llegado al poder los tecnócratas del Opus Dei que apostarían por los planes de desarrollo", ya apuntaban Félix Martínez y Jordi Oliveres en su libro 'Jordi Pujol: en nombre de Cataluña'. La implicación de Pujol i Brugat y de Tennenbaum en la trama de evasión de capitales a Suiza les impidió a ambos constar oficialmente como accionistas de la Banca Dorca de Olot, posteriormente rebautizada como Banca Catalana, que fue creada en marzo de 1959. Por ese motivo tuvieron que ser sus esposas, Maria Soley y Ruth Kischner, las que formaron parte del consejo de Administración de la nueva entidad en representación de sus maridos. Tampoco formó parte del primer consejo Pujol hijo, que ya por entonces se dedicada a la política clandestina, por su implicación en 'els fets del Palau' (los conocido como sucesos del Palau de la Música), donde años más tarde también amasaría su fortuna a base de robar un tal Millet. Pero eso es otra historia. La calamitosa gestión de Banca Catalana provocó la quiebra de la entidad a principios de los 80, que necesitó 300.000 millones de pesetas de dinero público para evitar su desaparición. ¿Cómo cometían el fraude al Estado? Lo explicó Manuel Ortínez, que fue representante de Unión de Bancos Suizos (UBS), en su biografía 'Una vida entre burgueses', que años después enfadó muchísimo a su hijo Jordi. "En Tánger las pesetas se convertían fácilmente en dólares. Al fin y al cabo sólo había que pasar los 9 km de mar del estrecho de Gibraltar y tener amigos combinados en las aduanas de los dos lados. Yo entregaba las pesetas en Barcelona, en billetes de 100, que hacían un bulto considerable, y las pesetas convertidas en dólares aparecían en EEUU o Suiza... Operación delicadísima que no podías hacer con cualquiera. Entre otras cosas porque cuando uno entregaba el paquete de billetes, no tenía la absoluta seguridad de que llegaran a su destino. No había comprobante... Con Florenci Pujol nunca tuve otro trato que éste". Lapidario, omite decir que el método eran bolsas de dinero introducidas en maleteros de doble fondo, en escondites de pequeños barcos... Como el nieto de Florenci, Jordi Pujol Ferrusola, haría después para llevar el dinero a Andorra y otros paraísos fiscales. La sangre. Cosas de la familia.


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https://www.mediterraneodigital.com/portada/nacional/nacional/jordi-pujol-amenaza-al-estado-si-va-a-la-carcel-publicara-un-dossier-que-hara-caer-la-democracia.html

El Gobierno y los centros de poder han entrado en pánico ante la posibilidad de que Jordi Pujol haga uso de los dossiers que guarda si los miembros del Clan Pujol pisan la cárcel. El ex president de la Generalitat dispuso de un servicio de inteligencia conocido como los "Pata Negra" formado por ex agentes del entonces CESID que elaboraron informes durante años sobre las redes de corrupción, escándalos y sus ramificaciones en todo el Estado español.
La filtración de los dossiers haría tambalearse la democracia.
El ex molt honorable, Jordi Pujol, ya hizo un amago durante su comparecencia en el Parlament catalán, el 25 de septiembre de 2014, cuando al ser interpelado sobre el origen de su fortuna que atribuía a la herencia de su padre, y ante las dudas de algunos diputados, manifestó que si ponía en marcha el ventilador se iba a armar gorda.
Lo que pocos conocen, pero si el Gobierno Rajoy, la oposición y los centros de poder, es que tras el escándalo de Banca CatalanaPujol lo tuvo claro. Logró que los miembros del tribunal que le juzgaba fueran convenientemente tocados. Sorprendentemente salió absuelto.
El Gobierno de Felipe González había ordenado a los fiscales que dejaran en paz al molt honorable. Y ahora que uno de los fiscales, Villarejo, no tiene inconveniente en airear la orden que le dieron, debemos recordar el párrafo de Salvador Sostres en "El Mundo" contando cómo se enterró el caso Banca Catalana:
"Piqué Vidal hizo una lista de los 41 magistrados de la Audiencia de Barcelona que tenían que decidir si procesaban o no a Pujol y visitó uno a uno a los que calculaba que estaban más dispuestos a dejarse convencer. Y a cada uno de ellos les hizo una oferta que no pudieron rechazar".
"No una oferta genérica -prosigue Sostressino perfectamente personalizada: ayudas al hijo yonqui, el puesto de trabajo de la esposa con problemas, cantidades económicas para las situaciones desesperadas, etcétera. Todo ello, naturalmente, con cargo al erario público. Un día antes de la votación, en 1986, Piqué Vidal estuvo en condiciones de anunciarle a Pujol: 'Presidente, ganaréis por 33 a 8', que fue exactamente el resultado de la votación del día siguiente".
Se investigó las debilidades de los magistrados
Por supuesto que para llegar a cambiar la voluntad de 33 jueces hubo una minuciosa labor de inteligencia que investigó las debilidades de cada uno de los magistrados.
A partir de esa experiencia y para extender el control a jueces, fiscales, políticos, empresarios y otras personalidades, desde la Generalitat Pujol montó un servicio secreto de agentes conocidos como los "Pata Negra".
Algunos de ellos eran agentes de la "antena" (oficina) del Centro Superior de Información de la Defensa (CESID) en Barcelona, que en su momento fueron utilizados por el ministro de Defensa Eduardo Serra para investigar las andanzas de Javier de la Rosa, entre otras misiones impropias.
Parte de los agentes pasaron al servicio de Pujol cuando se desmontó la "antena" del CESID en Cataluña, una de las exigencias de CiU para apoyar la investidura de José María Aznar en 1996 tras ganarle las elecciones a Felipe González, pero sin mayoría absoluta.
En estos días la sociedad española comprueba como el escándalo Pujol es tratado con algodones por jueces, fiscales y el propio Gobierno que no se atreve a que el ex-molt honorable pase la pena del telediario.
Orden de no detener al Clan Pujol
En el despliegue policial del pasado martes los doscientos agentes que intervinieron en los registros de las viviendas y oficinas del Clan Pujol en Barcelona debían tener sumo cuidado. Habían recibido órdenes taxativas de no realizar ninguna detención, fueran cuales fueran los resultados de los registros.
Incluso cuando acudieron al domicilio del matrimonio Pujol-Ferrusola donde se encontraba convaleciente de una operación quirúrgica en el hombro el hijo mayor, las indicaciones eran muy precisas: sólo debían acceder a la habitación de Jordi junior. No podían buscar pruebas en otras dependencias de la vivienda.
La explicación es sencilla: el Gobierno tiene miedo de enfadar a Jordi Pujol y que empiece a tirar de los dossiers elaborados por los "Pata Negra" y salgan a relucir decenas y decenas de escándalos.
Parece que las visitas de Artur Mas a don Jordi guardan relación con la estrategia sobre dichos dossiers que, aseguran fuentes conocedoras de los mismos, recogen pormenorizadas informaciones sobre las redes de corrupción, escándalos y sus ramificaciones en todo el Estado español. Dossiers que, de hacerse públicos, harían tambalearse la democracia.
La información es poder
Se confirma, una vez más, que la información es poder. Si Soraya Sáenz de Santamaría es tan poderosa, intocable por los medios escritos y respetada por la clase política, se debe a la información que el servicio secreto, que todo lo escucha y todo lo ve, le ha proporcionado en estos cuatro años que lleva como jefa de los espías. Ni el propio presidente Rajoy se atreve a ningunearla.

Pujol lleva más de treinta años acumulando informes, muchos de infarto y sorprendentes. De ahí el pánico del poder a que se mosquee y ponga en marcha el ventilador para salvar al clan de la cárcel.

Andreu Bosch, perpiñanés

Andreu Bosch, un perpiñanés del 1628 dice que existen la lengua valenciana, la mallorquina y la rosellonesa. Cathalana. Sería facha, sin duda.

Gracias, Golden Jacob.


Andreu Bosch, un perpiñanés del 1628 dice que existen la lengua valenciana, la mallorquina y la rosellonesa. Sería facha, sin duda.

CDR, Vilafranca del Penedés

Todos los que seais de Vilafranca del Penedés no deis más dinero para la caja de resistencia porque la Núria se robó todo el dinero jajajaja
Espanya ens roba decían....



Todos los que seais de Vilafranca del Penedés no deis más dinero para la caja de resistencia porque la Núria se robó todo el dinero jajajaja Espanya ens roba decían....

CDR, colla de rucs, rucio, asno, burro, ase, Esel, donkey, ass


XVI Congreso Internacional de Lingüística y Filología Románicas

Doc-.14-. Adj. 1º de 2 XVI Congreso de L. y F. románicas


2.5 Doc.-14-. Adjun. 1ºde2 XVI Congreso de L. y F. románicas.

2.6

2.7 Relación de la directiva de los asistentes al XVI Congreso de Lingüística y Filología Románicas. 1980.

En Abril de 1980, se celebró en Palma de Mallorca, el XVI Congreso Internacional de Lingüística y Filología Románicas, patrocinado por la “SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE ROMANE” y organizado por la “Cátedra Ramón Llull de la Universitat de Barcelona” /Barchinona/ y el “Estudi General Lul.lià” / Raimundo Lulio / de Palma. El cual se desarrolló durante los días 7 al 12.

El Comité Organizador estuvo compuesto por:

Presidente: D. Antoni María Badía Margarit. Rector de la Universidad de Barcelona.

Vicepresidente: D. Francesc de Borja Moll. /DCVB/ Vicerector y Rector en funciones del “Estudi General Lul.lià” de Palma.

Comité científico: 29 científicos. (En el Adjunto el detalle de nombres y procedencias)).

Asistentes: 704 científicos. (En el Adjunto el detalle de nombres y procedencias)

Bien, pues en el transcurso de una Sesión Plenaria, el Comité Organizador, de mano de su Secretaria Dª Anna Moll, presentó a la firma de los 723 congresistas el siguiente documento(2) : (sic)

DOCUMENTO

Los romanistas abajo firmantes, participantes del XVI Congreso Internacional de Lingüística y Filología románicas, manifiestan su satisfacción por los progresos recientemente obtenidos por la lengua catalana mediante su normalización con la creación de nuevos centros de investigación, la incorporación de la lengua en sus diversos grados de enseñanza, la multiplicación de publicaciones y otras manifestaciones culturales, si bien no ha alcanzado aún en los medios de comunicación social la intensidad deseable. Lamentamos, sin embargo, las tentativas de secesión idiomática efectuadas en el País Valenciano por ciertos grupos de presión por razones desprovistas de todo fundamento científico. El catalán, como quiera que es un idioma, tiene su propia estructura; bien definida, y los romanistas de este XVI Congreso consideran inaceptables las tentativas de fragmentación lingüística.

Mallorca, Abril 1980

Firmaron este documento de apoyo al catalán.

Firmantes: Iorgu Iordan (Bucarest). Max Pfister (Saarbrücken). Giuseppe Tavani (Roma). Veiko Väänänen (Helsinki). Eugenio Coseriu (Tübingen). Isaac Salum (Säo Paulo). Max W. Wheeler (Liverpool). Pierre Bec (Poitiers). Mario Wandruszka (Salzburg). Herber Peter (Viena). Helmut Lüdtke (Kiel). Luis F. Lindley Cintra (Lisboa). Artur Greive (Köln). Celso Ferreira da Cunha (Rio de Janeiro). Udo I. Figge (Bochum). Madeleine Tyssens (Liège). Brigitte Schelieben-Lange (Frankfurt). Giuliano Gasca Queirazza (Torino). Manuel de Paiva Boléo (Coimbra). Gaston Dulong (Québec). Giuseppe Grilli (Napoli). Maria Grossmann (Cosenza). Xavier Ravier (Toulouse). Cesare Segre (Pavia). Sofia Kantor (Jerusalem). Michael Metzeltin (Groningen). Félix Lecoy (Paris). Georges Straka (Strasbourg). Kurt Baldinger (Heidelberg). Gerold Hilty (Zürich). Alberto Vérvaro (Napoli). Georg Kremnitz (Münster). Kristin A. Müller (Salzburg). Alberto Limentani (Padova). Albert Henry (Bruxelles). Aimo Sakari (Finlandia).-----

Total 36 (treinta y seis) firmantes; es decir, que tan sólo 36 científicos son los que estuvieron de acuerdo con el documento redactado; con el agravante que de los componentes del propio Comité Científico, sólo 7 (siete) estamparon su firma en el susodicho.

Es decir, que lo que para los nacional-catalanistas es “todo el mundo científico” se reduce a tan sólo 36 científicos.

Con lo cual, los que sí son o representan todo o al menos la mayoría absoluta del mundo científico lingüístico románico, es decir, los 687 científicos restantes, al no comulgar con las inaceptables teorías nacional-catalanistas, para ellos no cuentan, como sino existieran, como si nunca hubiesen asistido al mentado Congreso. ¿Curioso... no...?.

Y sin embargo, estando ya en pleno 2004, a 24 años de la celebración del susodicho Congreso, siguen aseverando que: “no aceptar la unidad de la lengua catalana, es ir contra la opinión de todo el mundo científico.”

Y si se les menciona el hecho de que sólo 36 científicos avalan que “todo” (Aragonés, Balear, Valenciano y Catalán) es un mismo idioma, contestan: “Pero ninguno de los otros ha dicho que no abiertamente.”

Con lo que la pregunta que se nos tercia es: ¿qué creen ustedes que se les debe contestar a mentes tan sumamente agudas?...

Ustedes, denle la respuesta que crean más adecuada. Ya que yo me he quedado perplejo y sin habla ante tal derroche de elocuencia.

Aunque, la conclusión a la que llegamos después de todo lo expuesto es que lingüísticamente, el Aragonés, el Valenciano o el Balear NO es ni ha sido nunca ningún dialecto del Catalán.

Papas catalanes

¿Os gustan las papas o los Papas catalanes? Os puedo servir de lo primero pero de lo otro no hay.

Golden Jacob


Papas catalanes, Papas, catalanes, Borja, Calixto III, Alejandro VI, papado, Roma,



Los ideales del Mediterráneo en la cultura europea presenta una reflexión sobre los conceptos y las categorías que han surgido en el Mediterráneo y se han proyectado con alcance universal. Georges Duby, que ha dirigido esta compilación, define el contexto mediterráneo a partir de tres espacios: un espacio político, compuesto de todos los que formaban parte de las estructuras del estado y sustentaba la cosa pública; un espacio intelectual, donde la filosofía y la ciencia, gracias al dominio de la palabra, permitió la comprensión del universo, y finalmente, un espacio espiritual, donde el monoteísmo judaico se difundía mediante un cristianismo en expansión, omnipresente desde el siglo III.

https://books.google.es/books/about/Los_ideales_del_Mediterr%C3%A1neo.html?id=gfzvUpW2PD4C&redir_esc=y

Casa del Libro

Índice

nuevas formas de articulación
151
orígenes y transformación
171
los móviles del enriquecimiento
189
el centro de una civilización y el
203
una familia de nociones
231
hacia la antigua Grecia de
259
desde los orígenes hasta el siglo XV
283

el dominio de la palabra
305
el Mediterráneo en la cultura catalana
321
el inicio de las nacionalidades
341
notas sobre la Europa cultural de hoy
361
dialéctica entre Jerusalén
377
Página de créditos

LaRepublicaCat


Tiene pelotas que estos nazis aún se llamen republicanos, bueno, de hecho Mussolini montó la república social italiana (la de salò)

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Que se jodan, que es fotin, Generalitat Catalibana, 4%

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Estas bloqueixat cabron.


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Ramon Guimera Lorente bloquejat, tonto dels collons, aprèn a escriure en català, brossa catanazi.

En chapurriau : bloquejat, tonto dels collóns, adeprén a escriure en catalá, brossa catanazi.

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A veure si s´ofeguen.

A veure si s´ofeguen. 18 noviembre, Valencia


T'estimo, te quiero

Vi que alguien le contestaba de manera muy ingeniosa y decidí comprobarlo, y es ¡verdad! https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=92409...