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Lexique roman, Ab - Aburar

AB, prép. lat. AB, avec.

AB latin avait parfois la signification d' avec.

Certe scio me AB singulari amore benevolentiaque tibi scribere.

Balb., Ciceroni Epist. ad Atticum, IX, 7.

Et tenerum molli torquet AB arte latus.

Ovidio, Amores, IV, 30.

Ne possent tacto stringere AB axe latus.

Propert., III, 9, 24.

Dans la basse latinité, AB avait souvent l' acception d' avec.

Villam cui vocabulum est Berthomates AB omni integritate.

Tit. du IXe siècle, hist. de Languedoc, t. 1, pr., col. 35.

Il se trouve dans les plus anciens monuments de la langue romane.

Et AB Ludher nul plaid nunquan prendrai. Serment de 842.

Et avec Lothaire je ne prendrai jamais aucun traité.

Adjutor t'en serai AB ti e senes ti. Titre de 960.

Je t'en serai aide avec toi et sans toi.

Ella AB Boeci parlet ta dolzamen. Poëme sur Boece.

Elle parla si doucement avec Boece.

Qu'en mans bels locxs ai AB VOS domneyat

Et ai AB VOS per guerra cavalguat.

Rambaud de Vaqueiras: Valen marques.

Qu'en maints beaux lieux j'ai fait le courtois avec vous et j'ai chevauché avec vous pour la guerre.

CAT. Ab. (N. E. que se fija como amb.)

AB roman fut quelquefois employé dans le sens général de AB latin, et

rendu en français par la préposition PAR.

Tro sia totz adoussatz

AB ben dir et AB merce.

B. de Ventadour: Conort era.

Jusqu'à ce qu'il soit entièrement adouci par bien dire et par merci.

Adonc solia ieu pensar

Cum mi pogues d' amor jauzir

AB cavalgar et AB garnir

Et AB servir et AB donar.

B. de Ventadour: En abril quan.

Alors j' avais coutume de penser comment je pusse jouir d' amour par le chevaucher et par le parer et par le servir et par le donner.

Quelquefois, mais rarement, des manuscrits offrent AP pour AB; il arrive

aussi qu'on trouve A pour AB. Voyez A.

AB, joint à d' autres mots, forme des adverbes composés ou des conjonctions composées.

Adv. comp. Can que dirn tart o AB ORA.

Deudes de Prades, Auz. cass.

Combien qu'il dîne tard ou de bonne heure.

Conj. comp. AB PAUC ieu d' amar no m recre

Per enueg dels lauzenjadors.

Folquet de Marseille: Ab pauc.

Peu s'en faut que je ne me lasse d' aimer par ennui des médisants.

Voyez les divers mots précédés par AB quand il n'a pas le sens ordinaire

d' avec, et notamment QUE, SOL, TAN et AITAN.

Au, prép. du roman AB, avec.

Ce changement du B en U ne se trouve, pour cette préposition, que dans les ouvrages des Vaudois, quoique les troubadours l' eussent adopté pour plusieurs autres mots.

AU plor et AU gemament oravan lo Segnor...

Qu'entro a la fin del mont fora tota via AU lor.

La nobla Leyczon.

Avec pleur et avec gémissement ils priaient le Seigneur... 

Que jusqu'à la fin du monde il serait toujours avec eux.

ANC. FR. Or puet o sa mie gesir.

Roman de la Rose, v. 21446.

Ayant o lui deux cens Anglois.

Vigiles de Charles VI, p. 94.

Il est vraisemblable que cet O français vient d' OD, ancienne préposition

signifiant avec.


Abac, s. m., lat. abacus, arithmétique

L' abac e l' algorisme apressi.

Pierre de Corbiac: El nom de.

J' appris l' arithmétique et l' art du calcul.

ANC. FR. Un petit écrivain... qui apprenoit aux enfans à écrire avec l' abaco... c'est-à-dire avec l' arithmétique.

Rouillard, Histoire de Melun, p. 607.

ANC. CAT. Abach. IT. Abbaco.


Abair, v., désirer, convoiter.

Part. pas.

Tan me destrenh lo dart don soi feritz

Al cor d'amor, si que 'l mort m'es abaida.

Sordel: Aitan ses pus.

Le dard dont je suis frappé au coeur par l'amour me cause tant de douleur, que la mort est convoitée par moi.

IT. abbajare.


Abauzar, v., renverser, abattre, prosterner.

Part. pas. L' abat mort abauzat.

Roman de Fierabras, v. 4665.

L' abat renversé mort.

La princessa...

Denant el s'es abauzada.

V. de S. Honorat.

La princesse s'est prosternée devant lui.

2. Abauzos, s. m., prosternement, prosternation.

E met s' al sol en abauzos.

Roman de Jaufre, fol. 60.

Et il se met sur la terre en prosternation.


Abaver, v., convenir, appartenir.

Mas selh a cuy grans fams en pren,

Manja lo pan que non l' abau.

Pierre d' Auvergne: Bella m'es.

Mais celui à qui une grande faim en prend,

mange le pain qui ne lui convient pas.

E sai d'amor tot son mestier

E tot qu' a drudaria abau.

P. Vidal: Drogoman.

Et je sais toute l'affaire d'amour et tout ce qui convient à la galanterie.


Abbat, s. m., lat. abbatem, abbé, chef de l' abbaye.

San Sylvan elegron abbat.

V. de S. Honorat.

Ils choisirent abbé saint Sylvain.

Fals preveires e fals abatz.

Marcabrus: Pus mos coratges.

Faux prêtres et faux abbés.

ANC. FR. Esluirent l' abbet de S. Martin de Tournay.

Chronique de Cambrai.

Cat. Esp. Abad. Port. Abbade. IT. Abbate.

2. Abbadessa, s. f. abbesse.

La dicha madona la abbadessa.

Tit. Du XIIIe siècle, Doat, t. VIII, fol. 263.

Ladite madame l' abbesse.

CAT. Abadessa. ESP. Abadesa. PORT. IT. Abbadessa.

3. Abadia, s. f., abbaye, maison de religieux gouvernée par un abbé.

Et es intratz en l' abadia.

El temps que santz Amantz governet l' abadia.

V. de S. Honorat.

Et il est entré dans l'abbaye.

Au temps que saint Amant gouverna l'abbaye.

Cat. Abadia. Esp. Abadía. Port. It. Abbadia.


ABC, s. m., abécé.

Tres letras de l' abc

Apprendetz, plus no us deman,

A. M. T.; quar atretan

Volon dire com: "Am te."

Cadenet: Amors.

Apprenez trois lettres de l' abécé, je ne vous demande pas davantage, 

A. M. T.; car elles veulent dire autant que: “J' aime toi.”

ANC. FR. Il vos apenra l' abc.

Fabl. et cont. anc. t. IV, p. 436.

CAT. Libre... appellat dictionari... segunt l' ordre del abc.

Sánchez, Colec. de poes. cast. not. t. 1, p. 78.

Esp. Sin aver aprendido el abc...

Las letras de abc.

Aldrede, Del origen, etc., p. 124 et 140.

PORT. Per todas as mais letras do abc a que se pode ajuntar.

D. Nunes do Lião, Ortog. port., p. 160.

IT. Credo che voi sapeste l' abc.

Boccaccio, Decameron VI, 5.

(N. E. https://lo-decameron.blogspot.com/2020/08/jornada-sexta-novela-quinta.html “- Siñó, crec que su creuríe si mirántos creguere que sabéu lo abecé.”)

(N. E. alphabeto divisa) Il s'est dit des trois lettres A, B, C, placées en la marge intermédiaire de deux exemplaires d'une charte ou d' autres pièces écrites sur une même feuille, que l'on séparait en coupant par le milieu ces lettres, de manière que, par le rapprochement des deux exemplaires, elles servissent de contrôle mutuel, devenant, l'une à l'égard de l'autre, la souche et le talon:

Doas cartas partidas per A B C.

Tit. de 1246, Doat, t. XXIX, fol. 304.

Deux chartes partagées par a b c.

Aquestas presens cartas per A B C partidas.

Tit. de 1348, Doat, t. CXXXIX, fol. 233.

Ces présentes chartes partagées par a b c.

Et même on a dit A B C D dans le même sens:

Duas cartas partidas per A B C D.

Tit. de 1239, Doat, t. CXXVII, fol. 36.

Deux chartes partagées par a b c d.

2. Abece, s. m, abécé.

Adoncx Jhesus a dich darre

D' outra en outra tot l' abece.

Trad. d'un évangile apocr. 

Alors Jésus a dit couramment d'outre en outre tout l' abécé.

ANC. FR. Lor novoz sont avant chanoine

Qu'il aient apris l' abécé.

Fabl. et cont. anc. t. 1, p. 305.

CAT. No entender ó no saber el abecé.

Diction. catal.-castel.-lat.

ESP. Las letras del alphabeto ó abecé griego.

Mariana, lib. IV, cap. 20.

PORT. Os Gregos sohião contar pelas letras do seu abece.

Barreto, Ortogr. da lingua port., p. 16.

3. Becedari, s. m., abécédaire.

Seguen las letras del becedari.

Leys d'amors, fol. 151.

Suivant les lettres de l' abécédaire.

CAT. Abecedari. ESP. PORT. Abecedario. IT. Abbecedario.


Abdicar, v. lat. abdicare, abdiquer, abandonner.

Et fo compellit abdicar et leyschar totas las sobredeytas causas.

Priv. conc. par les rois d' Angleterre, p. 29.

Et fut contraint d' abandonner et laisser toutes les susdites choses.

CAT. ESP. PORT. Abdicar. IT. Abdicare.


Abech, s. m., vent du sud-ouest.

Mayans, t. II, p. 249, dit que le mot espagnol lebeche vient de l' arabe.

Tempesta d' aquilon, eyssiroc e l' abech

Los parton de la terra.

V. de S. Honorat.

Tempête d' aquilon, eyssiroc et vent de sud-ouest les séparent de la terre.

ANC. FR. L' ung loue le siroch, l' aultre le bech, l' aultre le guarbin, etc.

Rabelais, liv. IV, chap. 43.

Le vent se tourna en lebeche, qui est entre le midi et le ponant.

Amyot, Tr. de Plutarque, Vie d' Antoine.

ESP. Lebeche. IT. Libeccio.


Abelha, s. f. lat. apicula, abeille.

Lo plus dignes auzels del mon es l' abelha.

Liv. de Sydrac, fol. 117.

Le plus digne oiseau du monde est l' abeille.

CAT. Abella. ESP. Abeja. PORT. Abelha, IT. Ape.

2. Apier, s. m. lat. apiarum, ruche, apier.

Los eissams se van pausar de un apier en autre... Que si l' aysam que salhira de tal apier, aquel de qui es lo siec, per ben que vaya en un autre apier, etc.

Trad. du tr. de l' arpent., 2e part., c. I.

Les essaims vont se poser d'une ruche en une autre... Que si l' essaim qui sortira de telle ruche, celui de qui il est le suit, bien qu'il aille en une

autre ruche, etc.

ANC. FR. Apier.

Il se trouve dans le Dictionnaire de Cotgrave.

ESP. Abejero. IT. Apiario.

(N. E. chap. abellá, com lo de Rampí a Beseit)


Abeston, s. m., du grec *gr (asbestos), abeste, amiante.

Abeston es peyra en color ferrenca... no pot escantir una vetz alumnada.

Eluc. de las propr., fol. 185 et 180.

Abeste est pierre en couleur de fer... une fois allumée, elle ne peut s' éteindre.

ANC. FR. Abestos vient de la cuntrée...

Ceste pierre a de fer culur.

Trad. de Marbode, col. 1663.

ESP. PORT. IT. Asbesto. (amianto)


Abet, s. m. lat. abietem, sapin.

Abet creys en haut, et es drech quays ses tota tortuozitat.

Eluc. de las propr., fol. 198.

Le sapin croît en haut, et est droit presque sans aucune tortuosité.

On lit dans Borel, v° SAP: “Il y a au pays de Foix... un ancien sapin

qu'on nomme l' abet coronal, c'est-à-dire sapin couronné, en mémoire de ce qu' autrefois trois rois dînèrent dessous.”

CAT. Abet. ESP. Abeto. PORT. IT. Abete, Abeto. (chap. sapí.)

2. Abadia, s. f., du lat. abies, forêt de sapins. 

(chap. sapiná; de pi, piná)

E trobei un' amairitz

A l' ombraill d' un' abadia.

B. Zorgi: L'autr'ier.

Et je trouvai une amoureuse à l' ombre d'un lieu planté de sapins.

ANC. FR. An un destour d'une abaie

Qui sembloit bien estre erbaie.

Le Renart contrefait, Robert, t. II, p. 300.

IT. Abetaia.


Abet, s. m., finesse, ruse.

Adoncx que m val lauzenjars ni abetz?

Rambaud de Vaqueiras: Non puesc saber.

Donc que me vaut flatter ni finesse?

Baros, so ditz Lucatz, ab vostres mals abetz.

Guillaume de Tudela.

Barons, ce dit Lucas, avec vos mauvaises ruses.

ANC. FR. Li déables par son abet

Li preudome conchié a.

Nouv. rec. de fabl. et cont. anc. t. II, p. 369.

Car la vielle set trop d' abet.

Roman du Renart, t. III, p. 312.

2. Abeta, S. f., fraude, ruse.

Mas malvestatz, que lor laissa l' abeta,

Lor tolh vezer que es fals ni es fi.

P. Cardinal: Prop a guerra.

Mais la méchanceté, qui leur laisse la fraude, leur ôte de voir ce qui est faux et ce qui est vrai.

3. Abetairitz, s. f., trompeuse.

Qu' eras me soi departitz

D' una fals' abetairitz.

Giraud de Borneil: L'autr'ier.

Que maintenant je me suis séparé d'une fausse trompeuse.

Lo marabeti marritz

Que m det un' abetairitz.

Raimond de Miraval: Chant quan. 

Le mauvais maravedis qu'une trompeuse me donna.

4. Abetar, v., tromper, ruser.

Per so no vuells que m' abet

Lauzengiers ni mal parlaire.

Raimond de Miraval: Cel que de.

Pour cela je ne veux que flatteur ni médisant me trompe.

ANC. FR. Lui ne peut-il mie guiler

Ni engigner ni abeter.

Fabl. et cont. anc. t. II, p. 366.

ANC. ESP. No lo facen per al si non que te abeten.

Poema de Alexandre, cop. 360.


Abhominatio, s. f., lat. abominatio, dégoût, abomination.

Ce mot a signifié premièrement dégoût.

Fastig es abominacio no voluntaria de vianda et de beuragge.

Eluc. de las propr., fol. 91.

Dégoût est abomination involontaire de viande et de boisson.

El mezeis lo demoni, que fai far lo peccat e lo procura, n'a fasti et abhominatio, cant hom lo fay.

V. et Vert., fol. 19.

Le démon lui-même, qui fait faire le péché et le procure, en a dégoût et abomination, quand on le commet.

Balansa falsa es abhominacios a Deu.

Trad. de Bède, fol. 47.

Balance fausse est abomination devant Dieu.

ANC FR. La mente conforte l' estomac, donne appétit de mangier et oste abomination. Liv. de physique, Roquefort, t. 1, p. 8.

CAT. Abominació. ESP. Abominación. PORT. Abominação. 

IT. Abbominazione.

2. Abhomenable, adj. lat. abominabilem, abominable.

Lo peccat es plus greus e plus abhomenable.

V. et Vert., fol. 19.

Le péché est plus grave et plus abominable.

CAT. ESP. Abominable. PORT. Abominavel. IT. Abbominabile.

3. Abominar, v. lat. abominari, abominer, abhorrer.

Ieu airei et abominiei iniquitat.

Trad. de Bède, fol. 15.

Je haïs et abhorrai l' iniquité.

Part. pas. Orazos d' iraissable es abominaz ences.

Trad. de Bède, fol. 38.

La prière de l' irascible est un encens abominé.

ANC. FR. Hideux, horribles, griefs es lays...

Dont Dieux et le ciel s' abhomine.

Eustache Deschamps, ms., fol. 475, col. 3.

Quant aux meurtriers et décepteurs,

Celui qui terre et ciel domine,

Les abomine.

C. Marot, t. IV, p. 234.

CAT. EST. PORT. Abominar. IT. Abbominare.


Abis, s. m., lat. abissus, abîme.

Abis es preondeza d' aygas no estimabla.

Eluc. de las propr., fol. 152.

Abîme est profondeur d' eaux non appréciable.

Fig. enfer.

Si 'l mon pogues desfermar

E far l' en abis deissendre.

B. Zorgi: S' ieu pogues.

Si je pouvais entr'ouvrir le monde et le faire descendre dans l' abîme.

Ins el foc d' abis.

G. Figueiras: Sirventes.

Dans le feu d' enfer.

ANC. CAT. Abis. IT. Abisso.

2. Abisme, s. m., abîme, enfer.

Que nos non caiam en abisme d' iffern...

Tombero de cel en abisme. Liv. de Sydrac, fol. 70 et 113.

Que nous ne tombions dans l' abîme d' enfer... Ils tombèrent du ciel en enfer.

ANC. FR. Dans le fin fond et abysme de la grandeur.

Brantome, Dam. gal., t. II, p. 156.

CAT. Abisme. ESP. PORT. Abismo.

3. Abissar, v., abîmer.

Sobre las V ciutatz de Sodomma e de Gomorra... et abysset las totas.

V. et Vert., fol. 19.

Sur les cinq cités de Sodome et de Gomorre... et les abîma toutes.

Coma si per no fe m' abissi.

Leys d'amors, fol. 4.

Comme si je m' abîme par non foi.

ANC. FR. Et deust trembler la terre toute

Et les montagnes abismer

Au milieu de la haute mer.

C. Marot, t. IV, p. 291.

ANC CAT. Abisar. CAT. MOD. EST. PORT. Abismar. IT. Abissare.


Ablatio, s. f. lat. ablatio, enlèvement, abstraction.

La ablatio e d' aquels la abstractio es alleviada.

En la circuicio de l' os et en la ablatio.

Trad. d' Albucasis, fol. 44; 59.

L' enlèvement et l' abstraction de ceux-là est facilitée.

Dans l' entour et dans l' enlèvement de l' os.

- Figure de mots. Abstraction, ablation.

E vol dire ablatio removemen, cant hom osta e tol de la dictio.

Prendo diversificamen... per ablatio.

Leys d'amors, fol. 69; 68.

Et ablation veut dire soustraction, quand on ôte et enlève du mot.

Prennent diversification... par ablation.

2. Ablatiu, s. m. lat. ablativus, ablatif.

L' ablatius es ditz de tolre o de ostar.

Leys d'amors, fol, 57.

L' ablatif est dit d' enlever ou d' ôter.

Li cas sun seis... ablatius.... e 'l datiu et vocatiu et l' ablatiu.

Gramm. provenç.

Les cas sont six, l' ablatif... et le datif et vocatif et l' ablatif.

CAT. Ablatiu. ESP. TORT. IT. Ablativo.

3. Ablatar, v., enlever.

Part. pas. E aquesta sancta vida

Que sant Honorat fey...

Perduda et ablatada

Tro que Deus, per sa merce,

La nos a revelada.

V. de S. Honorat.

Et cette sainte vie que saint Honorat fit... perdue et enlevée jusqu'à ce que Dieu, par sa merci, nous l' a révélée.

4. Collation, s. f., lat. collationem, collation, confrontation.

Collation ab lo registre. Fors de Bearn, p. 1082.

Collation avec le registre.

Memoria simplament regarda las causas preteridas ses collatio.

Eluc. de las propr., fol. 18.

La mémoire regarde simplement les choses passées sans confrontation.

Collation, cession, transport.

La collatio dels beneficis et dels officis del dich monestier.

Tit. de 1319, Doat, t. CXXXII, fol. 337.

La collation des bénéfices et des offices dudit monastère.

- Collation, léger repas du soir.

Una livra de dragea perlada per far collacion... per venir apres dinar a

la collacion.

Tit. de 1428, Hist. de Nîmes, t. III, p. 225 et 226.

Une livre de dragée perlée pour faire collation... pour venir après dîner à la collation.

Quan sera dias de dejunh, sequentre vespras un pauc, venho tuh a collatio.

Trad. de la règle de S. Benoît, fol. 22.

Quand sera jour de jeûne, un peu après vêpres, tous viennent à la collation.

CAT. Collació. ESP. Colación. PORT. Collação. IT. Colazione.

5. Collationar, v., collationner, confronter.

Part. pas. Ab la copia collationada ab lo original.

Fors de Bearn, p. 1097.

Avec la copie collationnée avec l' original.

ESP. Colacionar. IT. Collazionare.

6. Delat, adj., lat. dilatus, divulgué, dénoncé.

Substantif. Un delat.. tenon encarcerat.

Statuts de Provence, Bomy, p. 199.

Un dénoncé... ils tiennent emprisonné.

CAT. Delat. (ESP. denunciado, delatado.)

7. Dilation, s. f, lat. dilationem, dilation, délai, renvoi.

E 'l plays que pogues durar tres dilatios ses plus.

Tit. de 1238, Doat, t. CXLIX, fol. 2.

Et le procès qui pût souffrir trois renvois sans plus.

Alcuna de las parts demande dilacions.

Statuts de Montpellier de 1258.

Qu' aucune des parties demande délais.

ANC. FR. Sans prendre dilation.

Roman français de Fierabras.

CAT. Dilació. ESP. Dilación. PORT. Dilação. IT. Dilazione.

8. Dilatori, adj., lat. dilatorius, dilatoire.

Exception declinatoria non ha loc ni dilatoria.

Fors de Bearn, p. 1802.

N'a lieu exception déclinatoire ni dilatoire.

9. Elacio, s. f., lat. elatio, élévation, hauteur.

Elacios dejeta los alts et ergoils los humilia.

Trad. de Bède, fol. 67.

Hauteur renverse les élevés et orgueil les humilie.

ANC. FR. L' orgueil de tous, l' élacion.

Eustache Deschamps, p. 242.

IT. Elazione.

10. Oblatio, s. f., lat. oblatio, oblation, offre, offrande.

E venho proferre l' efan a l' autar ab la oblatio.

Trad. de la règle de S. Benoît, fol. 30.

Et viennent présenter l' enfant à l' autel avec l' oblation.

Sel que fai sas oblatios.

Brev. d'amor, fol. 71.

Celui qui fait ses offrandes.

De la oblatio del pretz.

Tit. du XIIIe siècle, Doat, t. CXVIII, fol. 42.

De l' offre du prix.

CAT. Oblació. ESP. Oblación. PORT. Oblação. IT. Oblazione.

11. Oblador, s. m., lat. oblator, offrant, qui fait des offrandes.

E ab vos seran li oblador.

T. de G. Gasmars et d' Ebles de Signe: N Eble.

Et les offrants seront avec vous.

IT. Oblatore.

12. Prelacio, s. f., lat. praelatio, élévation, supériorité.

Presidencia aytal et prelacio ha entr' els angels, que los maiors han emperi sobr' els menors.

Que no devo, en lors prelacios ni regiment, desirar favor mundanal.

Eluc. de las propr., fol. 10.

Il y a une telle préséance et supériorité entre les anges, que les plus grands ont empire sur les moindres.

Qui ne doivent, en leurs supériorités et gouvernements, désirer faveur mondaine.

- Prélature.

Evescatz o autras prelatios.

V. et Vert., fol. 16.

Évêchés ou autres prélatures.

13. Prelatura, s. f., lat. praelatura, prélature.

E totz clercs ses prelatura.

Brev. D'amor, fol. 141.

Et tous les clercs sans prélature.

ESP. PORT. IT. Prelatura.

14. Prelat, s. m., lat. praelatus, prélat, supérieur.

Morts, que desfai los comtes e 'ls prelatz.

H. Brunet: Cuendas razos.

La mort, qui défait les comtes et les prélats.

Que fossa lur prelatz. V. de S. Honorat.

Qu'il fût leur supérieur.

Ja non dirai dels prelatz

Qu'ilh devon governar nos.

Giraud Riquier: Cristias.

Je ne dirai jamais des prélats qu'ils doivent nous gouverner.

CAT. Prelat. ESP. PORT. Prelado. IT. Prelato.

15. Prolation, s. f., lat. prolationem, prolation, publication.

Procedir a la prolation de sentencia definitiva.

Fors de Bearn, p. 1075.

Procéder à la publication de la sentence définitive.

16. Relation, s. f., lat. relationem, relation, rapport.

Per auzir la relation del apponchament fach a Carcassona al dich conselh.

Tit. de 1429, Hist. de Nîmes, t. III, pr., p. 231.

Pour ouïr la relation du traité fait à Carcassonne audit conseil.

Fo facha relatio a Roma de Grecia, que, etc.

Cat. dels apost. de Roma, fol. 62.

Fut fait à Rome rapport de la Grèce, que, etc.

CAT. Relació. ESP. Relación, PORT. Relação. IT. Relazione.

17. Relatiu, adj., lat. relativus, relatif.

- Substantiv., terme de grammaire.

Can relatius et antecedens se dezacordan.

Leys d'amors, fol. 142.

Quand le relatif et l' antécédent se désaccordent.

CAT. Relatiu. ESP. PORT. IT. Relativo.

18. Relativamen, adv., relativement.

On pauza hom soen relativamen.

Leys d'amors, fol. 77.

On pose souvent on relativement.

ESP. PORT. IT. Relativamente.

19. Superlatio, s. f., lat. superlatio, exagération, hyperbole.

Superlatio est oratio superans veritatem, alicujus augendi minuendive causa.

Auctor Rhet. ad Heren., lib. IV, 45.

Fay se superlatios per aquela meteyssha maniera que yperbole.

Leys d'amors, fol. 134.

L' exagération se fait de la même manière que l' hyperbole.

IT. Superlazione.

20. Superlatiu, adj., lat. superlativus, superlatif, exagéré.

Superlativas, sobrefort, sobreforment.

Leys d'amors, fol. 100.

(Expressions) superlatives, très fort, très fortement.

Substantiv. Vol dire superlatius sobremontant, quar sobremonta per creyssemen o per mermamen.

Leys d'amors, fol. 49.

Le superlatif veut dire surpassant, car il surpasse par accroissement ou par diminution.

Per sobre habundancia en superlatiu.

Eluc. de las propr., fol. 6,

Par surabondance en superlatif.

ANC. FR. Et de tous combatans estez superlatis,

Poëme d' Hugues Capet, fol. 22.

CAT. Superlatiu. ESP. PORT. IT. Superlativo.

21. Translatio, s. f., lat. translatio, translation, transport.

La translatio de S. Sever. Calendrier provençal.

La translation de S. Sever.

- Traduction, version.

Eusebi de Cesaria, que sec la antiqua translatio.

Cat. dels apost. de Roma, fol. 3.

Eusèbe de Césarée, qui suivit l' ancienne version.

- Figure de grammaire.

E fay se translatios... quant per alcuna semblansa, hom pausa alcunas dictios impropriamen.

Leys d'amors, fol. 128.

Et se fait translation quand, par quelque ressemblance, on pose quelques mots improprement.

CAT. Translació. ESP. Translación (traslación, traducción, transcripción). 

PORT. Translação. IT. Traslazione.

22. Translatar, V., translater, transcrire, traduire.

Fetz tan que translatet aquest libre. Liv de Sydrac, fol. 1.

Il fit tant qu'il translata ce livre.

Lo qual libre Jeronime translatet de grec en lati.

Cat. dels apost. de Roma, fol. 45.

Lequel livre Jérôme traduisit de grec en latin.

Part. pas. De qual libre escrig per la sua man fon aissi tot translatat.

Avant-propos des pièces de Giraud Riquier.

Duquel livre écrit de sa main il fut ici tout transcrit.

ANC. FR. Translatée est la glorie Deu Israel.

Anc. trad. des Livres des Rois, fol. 6.

ESP. Trasladar (traducir, transcribir). IT. Traslatare.

23. Traslat, s. m., copie.

Pause son sagel el traslat d' aquella escriptura retenguda.

Statuts de Montpellier de 1258.

Qu'il appose son sceau à la copie de cette écriture retenue.

X letras papals et II traslats.

Cartulaire de Montpellier, fol. 204.

Dix lettres papales et deux copies.


Abolitio, s. f., lat. abolitio, pardon, abolition.

Abolitio general a tots aquels que auran mercadeia vendut sens licentia.

Tit. de 1424, Hist. de Languedoc, t. IV, pr., col. 424.

Pardon général à tous ceux qui auront vendu marchandise sans permission.

CAT. Abolició. ESP. Abolición, PORT. Abolição. IT. Abolizione.

2. Abolir, v., lat. abolere, abolir, détruire.

Part. pas. Cartas publicas sanas, integras et no cancelladas ni abolidas.

Tit. de 1266, Doat, t. LXXIX, fol. 48.

Chartes publiques, saines, entières et non cancellées ni abolies.

CAT. ESP. PORT. Abolir. IT. Abolire.


Abhortir, abordir, v., lat. abortire, avorter.

Es tan nociu a femnas prens que las fa abhortir.

Eluc. de las propr., fol. 132.

Est si nuisible aux femmes enceintes, qu'il les fait avorter.

Part. pas. Perqu' els effans son abordit.

Deudes de Prades: No m puesc mudar.

C'est pourquoi les enfants sont avortés.

ANC. FR. Ne bailleront aucune medecine... qui puissent faire abortir.

Ord. des rois de France (1353) t. II., p. 533.

Mes vers aussi ne sont point abortifs.

J. Taboureau, p. 249.

CAT. ESP. PORT. Abortar. IT. Abortire.

2. Abhortiment (abortiment), s. m., avortement.

Tropas femnas per petita occasio hauran abortiment.

Eluc. de las propr., fol. 27.

Beaucoup de femmes par petite occasion auront avortement.

CAT. Abortament. ESP. PORT. IT. Aborto.


Abracar, v., accourcir, abréger.

Mermar ni abracar.

Leys d'amors, fol. II.

Diminuer et accourcir.


Abriaga, s. f., ivraie.

Aissi coma l' abriaga entre lo fromen pareis.

Liv. de Sydrac, fol. 23.

abriaga, ivraie


Ainsi comme l' ivraie paraît parmi le froment.


Abric, s. m., lat. apricus, abri, protection.

Amon lo sojorn e l' abric.

Marcabrus: Emperaire.

Ils aiment le repos et l' abri.

Fig. E i trobaran cosselh e bon abric.

Aimeri de Peguilain: En aquelh.

Et y trouveront conseil et bonne protection.

Quar per folhor t'es abric,

Tal que per sen no t valria.

Hugues de S.-Cyr: Messonget.

Car par folie t' est abri, tel qui par sens ne te vaudrait.

Adv. comp. A l' abric, lonc la pastura.

Marcabrus: L'autr'ier.

A l' abri, le long du pâturage.

CAT. Abrig. ESP. PORT. Abrigo.

2. Abriar, Abricar, v., abriter, protéger.

Mantelh qui aital n' abria;

Raimond de Miraval: D' amor son.

Manteau qui en abrite tel.

Quar manhs mi dizon qu' aissi m pert,

Quar m' abric sai on sol non fer.

P. Fabre d' Uzès: Quan pes qui.

Car plusieurs me disent que je me perds ainsi, parce que je m' abrite ici où le soleil ne frappe pas.

Fig. Vas celeys on jois abricha.

Giraud de Borneil: Er auziretz.

Vers celle où joie abrite.

Qu'en luec bos pretz no s' abria

Leu, si non ve per amia.

Raimond de Miraval: D' amor son.

Que bon mérite ne s' abrite pas facilement en un lieu, s' il n'y vient par amie.

CAT. ESP. PORT. Abrigar.

Abril, s. m., lat. aprilis, nom d'un mois, avril.

En abril, ans qu' intre mais.

Arnaud de Marueil: Bel m'es quan.

En avril, avant que mai arrive.

CAT. ESP. PORT. Abril. IT. Aprile.


Abrossir, Abruzir, v., attrister, inquiéter, absorber.

Part. pas. Qu' oras qu'ieu fos grieus ni pezans

Ni abruzitz ni nualhos,

Eras sui bautz e delechos.

G. Adhemar: S'ieu conogues.

Bien que je fusse triste et lourd et absorbé et paresseux, maintenant je suis hardi et gai.

Estat ai molta setmana

abrossitz en gran languor.

Deudes de Prades: Belha m'es.

J'ai été mainte semaine absorbé en grande langueur.

Per la bona cuia m' esgau

E per l' avol sui abruzitz;

D' aital cuiar douz et amar

Es totz lo segles replenitz.

Marcabrus: Doas cuidas.

Par la bonne pensée je me réjouis, et par la mauvaise je suis attristé; tout le siècle est rempli de tel penser doux et amer.

2. Abruzia, s. f., tristesse, accablement.

Senes grant abruzia.

Gui d' Uisel: Pois tan es.

Sans grande tristesse.


Absinti, s. m., lat. absinthium, absinthe.

Absinti es herba cauda, seca et sobreamara.

Eluc. de las propr., fol. 200.

L' absinthe est une herbe chaude, sèche et très amère.

2. Absens, s. m., absinthe.

Les divers manuscrits dont l'exemple suivant est tiré offrent absens, ascens, eyssens.

Que fel mesclat ab absens

M' es endevengutz pimens.

Bertrand de Born: S' abrils.

Vu que fiel mêlé avec absinthe m' est devenu piment.

3. Eyssens, s. m., absinthe.

Que fel mesclat ab eyssens

M'es endevengutz pimens.

Bertrand De Born: S' abrils.

Vu que fiel mêlé avec absinthe m'est devenu piment.

Ce mot a été employé, en français, comme masculin et comme féminin; il n'a conservé que ce dernier genre. Malherbe l' avait employé figurément au pluriel et au féminin.

ANC FR. Quand tu la vois si dignement

Adoucir toutes nos absinthes.

Malherbe, Odes, liv. III.

ANC. ESP. Oviemos del absincio largamente á beber.

Duelo de la virgen María, cop. 45.

ESP. MOD. Axenjo (ajenjo). IT. Assenzio.


Aburar, v., effrayer, ahurir.

Part. pas.

A Karle quier merce dolens et aburatz.

Adonc viratz baros plurar totz aburatz.

Roman de Fierabras, v. 4891 et 2217.

Plaintif et effrayé, il demande merci à Charles.

Alors vous verriez barons pleurer tous ahuris.

ESP. Aburrir.


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Tresor dóu Felibrige:

a - abalourdi

aboulicioun - abourieu

abourlhous - acate

abalourdimen - abelimen

abime - abouli

ETC...


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